‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 8 sur 138 · Mém. d'O.'T., t. II, p · texte numérisé non relu

Mém. d'O.'T., t. II, p

de Tendroit comme « the chief hôtel in the town » *, qile nous Taurions encore choisie de préférence à tout autre gîte.

Quand nous y pénétrons pour prendre le lunch et retenir nos chambres, le premier objet qui s'offre à notre vue, sous le porche, est un ancien chapiteau d'église, disposé à terre en guise de montoir pour les cavaliers, et dont on s'étonnerait que les monographies locales fissent état, si Ton ne savait la superstition, souvent puérile, qui s'attache en Angleterre aux vestiges les plus insignifiants du passé. Peut-être Chateaubriand songeait-il à ce débris d'architecture, pieusement encastré dans le payé du King's Heady lorsqu'il faisait admirer par le duc de Berry « le génie conservateur d'un peuple qui ne laisse rien périr, qui remet à neuf ses vieux monuments, et rétablit avec soin jusqu'à la pierre tombée d'une ruine » ^

Une servante plantureuse, de la belle et robuste race d'Est Anglie, nous introduit dans la salle à manger réservée à la catégorie des hôtes qui ne sont pas des voyageurs de commerce. L'exiguïté de la pièce atteste suffisamment qu'ils ne doivent jamais être fort nombreux. Pour ameublement^ une console, une table et quelques sièges en vieil acajou, recouverts de cuir noir; de chaque côté de la cheminée, où brûle un feu de charbon, deux fauteuils bergère, propices à la digestion des copieuses nourritures de céans; aux parois, quatre ou cinq

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