‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 81 sur 138 · Mém éTO.-T,, t. IV, p · texte numérisé non relu

Mém éTO.-T,, t. IV, p

AU PAYS d'exil de chateaubriand 157

le prétexte encore plus déconcertant de recommander à sa haute bienveillance les fils de Thomme d'honneur qui Ta consolée de son abandon?...

N'était-ce pas, en vérité, par trop illogique, même si le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas? Et comme tout s'expliquait, au contraire, dans l'autre hypothèse! <c Quoi! — se fût dit Mrs. Suttpn, — ce jeun>e réfugié que j'eus autrefois pour professeur de français, il est maintenant ambassadeur à Londres? Mais, alors, il doit être dans les meilleurs termes avec M. Canning. Si je le priais d'intercéder en faveur de mon fils Samuel, qui a si grand désir de passer aux Indes ? Peut-être ne refusera-t-il pas d'avoir pour l'enfant de son ancienne élève les bontés que mes parents eurent pour lui. » Et elle venait très simplement sonner à l'ambassade de Portland Place ^.

Oui, mais en dépit de toutes ces objections, et quoi que dise M. Child, il demeure, en définitive, que Chateaubriand n'a rien inventé. Le roman d'amour de l'émigré pauvre avec la riche héritière du pasteur de Bungay fut bien un roman vécu, une histoire de passion très vraie et très humaine, hélas! qui, dans l'île d'Iseult et de Tristan ^ précipita une fois de plus l'un vers l'autre deux jeunes cœurs que la fatalité séparait.

Cette histoire, qui pourrait s'intituler : « Le pre-

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