‹ Aye d'Avignon, chanson de geste. Publ. pour la première fois d'après le manuscrit unique de ParisChapitre 10 sur 23 · Le manuscrit donne for sist^ faute évidente · texte numérisé non relu

Le manuscrit donne for sist^ faute évidente

2. On lit dans le manuscrit /?ûrr<2 , leçon admissible à la rigueur si elle ne faussait le vers , liez ne comptant d'habitude que pour une syllabe.

I )2 Aye d'Avignon.

d'une écriture du temps, la correction que nous avons admise.

P.'i 3, V. 27 : lïngnagt. Le texte àox\r\tlingnaguc om lingnagne {Vn et Vu se confondant fréquemment dans ce manuscrit). Nous avons supprimé cette lettre, qui n'est sans doute qu'un lapsus calami,

Auboïn[s] fiert Garnier

Nous rétablissons ici l'j, signe du sujet, pour éviter une confusion. Hors les cas exceptionnels, comme celui-ci, nous ne pensons pas qu'on doive généraliser ce genre de restitutions , surtout dans une édition princeps.

Auboyn vint à lui par mont grant fclonnic. Le manuscrit donne ce vers faux :

Et Auboyn vint

P. 16, v. 8: QucU la t'a paie. Manuscrit : paiée,

P. i6,v. 31 : Après ce vers, on lit dans notre manuscrit le vers ci-après qui a été rayé, nous ne savons pourquoi :

Et si .xx"^. ov' eus de sa franche contrée,

Que le vous doie nus nullement reprovier. Manuscrit : Que nus le vous doie.

Miex vaut amis en voie, souvent est recordé ^ Que denier en corroie , ja vos sera prové.

II est facile de dégager de ces deux vers un proverbe qu'on retrouve dans le poëme de Tristan de Nanteuil :

Pour ce dit ung proverbe: Mieux vault avoir amis Que ne face en corroie or ne argent massis. (Bibl. imp., Ms. fr. 788, fol. 26^ r°.)

Notes. ~ Mî

Que [Reniers] a à route.

Manuscrit : Que Senson... ce qui fait contresens.

El Achar de Mesincs et Thiebaut de Clialon, Ces deux personnages sont nommés précédemment (p. 28, V. 20) Aquart de Niviers et Thiebaut d'Arquenchon. Nous ignorons quelle est la meilleure leçon pour le premier, et pour le second, elles ne sont bonnes ni l'une ni l'autre; ce Thiebaut, qui figure dans plusieurs chansons de geste, et entre autres dans celle de Gui de Nanteuil j est presque toujours nommé Thiebaut ou Thibaut d^Aspremont; et ici même telle était la leçon primitive, qui a été rayée pourêtre remplacée par de Chalon . Ailleurs, à la page 66, vers 2, on retrouve le même personnage nommé aussi Tyebaut d'Aspremont,

Lor eschec emmenèrent, ne [fui] laissierent mie. Manuscrit: lor; ce lor est certainement une répétitioo fautive de celai qui commence le vers. Ce genre de faute est fréquent dans les manuscrits, et l'on en trouve une toute semblable dans Parise la Duchesse. (Voyez l'édition de MM. Guessard et Larchey, note sur le v* 27 de la page 28.)

P. 34, V. 19 : Ne fraigne et ne pesoit. Le manuscrit porte en abrégé /7^r50i7, faute évidente, dont la correction est fournie par le vers. 3 de la page suivante : A^^ brist ou ne pecist.

Et Berengiers defors sor les loriers foillus. Il est bien évident que le sens est sous, et non pas5wr. Est-ce une faute du copiste, qui aura mis un r au lieu d'un z? Comme cette faute, si c'en est une, est extrêmement fréquente, et qu'il se pourrait qu'ici sor

répondît à subur, et non à super, on s'est abstenu de corriger le texte. On trouvera des exemples de ce sor pour 502 dans i4}'^ (i '.4 v/gnoA?, p. ^,v. lyetiS; p. ^6, V. 19; p. ^9, V. 21 ; p. 74, V. 14, etc., etc.; dans Parise la Duchesse, p. 42, v. 30 (éd. Guessard et Larchey), et ailleurs encore. Notons toutefois, que, dans les derniers feuillets du poëme d'Aye, sor, chaque fois qu'il se rencontre au sens de sous, est surchargé par une main contemporaine et corrigé en soz,

P. 38, V. 3 1 : Mes bien le tenez prinse. Ce le se rapporte à Aye; comme le manuscrit n'est point en dialecte picard^ et que l'on y trouve cette seule fois le pour /j, il se pourrait bien que ce fût une faute du copiste.

P. 40, w. 21 : Et cope[n\.] les vergiés. Manuscrit : copes,

P. 43, V. I : Il est évident qu'ici le copiste a passé quelques vers; c'est sans doute un des neveux de Berenger qui parle, et non Berenger lui-même, puisque le discours se termine par le conseil, adressé à ce dernier, de prendre Aye pour femme.

// sachierent lor voiles [amont] à hautes cordes. Le manuscrit porte : a mit ; abréviation ordinaire de moult, ce qui ne présente ici aucun sens. Une faute toute pareille a été relevée dans Gaufrey. (Voyez la note sur le vers 24 de la page 152 de ce poëme.)

P. 46, v. 4: .1. an le serviron[s]. Manuscrit : ser-yiront. Le sens indique la correction.

En la loi paiennie qui // Sarrasin ont. Le manuscrit porte bien oui, abrégé par suscription de l'i; comme c'est là un tait qui se reproduit souvent ici et ailleurs, nous n'avons pas voulu rétablir que.

Notes. 155

P. 52, V. 10 : Et Brunmamor [le sage]. Nous restituons U sage , d'après le vers 8 de la page suivante, qui est la répétition de celui-ci.

P. 52, V. ly. A ce mot s'en torncrent. Nous corrigeons ainsi le manuscrit, qui porte mof surmonté d'un signe d'abréviation.

P. sh V. 13-

Atant ez vos errant les messages d'Espengne. Manuscrit : messagents ; nous supprimons les lettres ntj répétition que le copiste a faite par distraction de la finale d'errant,

Le fil Marcillion mande par ire plaine. Manuscrit: mandent faute évidente; le singulier est ici nécessaire, comme le prouve le vers suivant : Que ii rendez Ayen.

P. 56, v. 5 : Et fenestré le chief. Manuscrit: Et le fenestre le chief. Sur le sens de ce mot fenestré ^ voyez Du Cange, fenestratus, 3, et Ph. Mouskes, il, p. XLVI.

Le sage pèlerin dont firent l[a]tinier.

Manuscrit : Utimier. On trouve parfois latimier pour latinier, mais non Utimier.

Quant .1. faucons y vint volant de vers ma terre. Manuscrit : François , faute évidente , et dont le vers subséquent fournit la correction.

Desormes querre engien qu[e] elle soit ostlc. Le manuscrit porte querrei. Du reste, il s'en faut bien que ce passage soit d'une intelligence aisée, et il paraît corrompu.

Estes vos le cemhel à la porte [bruijant.

{Brui]ant est une correction : le copiste a répété ici le mot luisant du vers précédent.

De la terre de France pris .11. chetls, Vautre [an].

Le mot an manque dans le manuscrit, comme aussi le mot estre du vers précédent.

P. 64, V. 8 : [Jes] deliverai dont. Manuscrit: Je les, leçon qui fausse le vers.

P* 65, v. 20: i4 haute vo[is] escrie. Le manuscrit porte vous en abrégé.

Toi II tranche le cuer, le foie et le pomon. Manuscrit : le cuer et le foie et le pomon. Nous supprimons le premier et, qui rompt la mesure.

Et l'yaume cler d'Arabe [ens] el sablon fichier. Manuscrit : et cel sablon fichier.

P. 67, V. 14: En la [cha]rtre Ganor. Le manuscrit porte : En lartre Ganor, faute du même genre que celle qui a été corrigée à la page 39, v. 1 1, de la présente édition : Qui noncent en [Esjpengne... A cet endroit le manuscrit porte : Enpengnc,

Là fait H rois ses dons et départ ses dons grants. Il y a ici une répétition probablement fautive du mot ses dons; nous pensons qu'il faut dans le premier cas : Là fait H rois [justise].

P. 69, V. 3 : Est il costume et drois ; manuscrit: Et i7 costume est drois.

NOTKS. 137

P. 69, V. 16 : [A] Viwiiriint irAufrujiie. ^îarnlsc^it; Par raminiut j ce qui n'a pas de sens.

Siijiic il dui ne serait de Gafrnier] 0 ne non. Le manuscrit porte Gautier; Garnicr va bien mieux au sens.

P. 70, V. 31:^4 Vun rcndr[a\; nous corrigeon.*; jinsi le manuscrit, qui porte rendre.

P. 71, V 26 : Ainz nïcn ira'i] àpiê... Ici, et dans quelques autres endroits, nous restituons Vi de la première personne, absent dans le manuscrit, non que nous considérions la forme ira comme fautive (en dialecte lorrain par exemple, a s'emploie constamment pour aij et réciproquement), mais pour faciliter l'intelligence du texte.

P. 72 , V. 6 et 7 :

Là n'en vandront \\\ mie] ejuil ne saichent les fors^ Trestoute la vitaille por vivre enqnerre lors. Nous comprenons ainsi ces deux vers .* Us ne viendront nulle part qu'ils ne sachent les usages et demander la nourriture pour vivre; mais le passage entier est probablement corrompu.

P. 81, V. 20 : Garniers Fa refermé; manuscrit : refermée, par erreur. Voyez le vers 30 de la même page, où cette faute n'a point été faite.

P. 82, V. 1 5 : Garniers ot .11. neveus; manuscrit : ncveueus.

P. 83, v: 2 : Por Vamor de i[or] oncle; manuscrit : de ronde.

P. 86, V. I : Miles l[i] ardenois ; manuscrit : Farde nois.

P. 88, V. I et 2:

Et virent de Nentuel la grande tour Fregonde. Isnelements^armerent lez la braille roonde.

I }8 Aye d'Avignon.

II se pourrait bien que les rimes de ces deux vers eussent été interverties. Roonde va fort bien après tour, ci fregonde après braille ^ puisque /r^go/z est le nom d'un arbrisseau, et que bruille n'est que la forme féminine de breuil (buisson, taillis, fourré). Comment expliquer/^r^gon^e, au contraire^ après le mot tour f Est-ce un nom ? la tour nommée Fregonde ou Fredegonde? Quant à bruille roonde ^ on peut l'expliquer par la nature des arbres. Voy. p. 92, v. 23 : pin roont.

P. 89, V, 14 : As armerz] commander ; le manuscrit ^oïXt armer. Ici armes est animas^ et non arma.

P. 89, V. 29 : Au gentil roi [paien] ; manuscrit: sarrazin, ce qui fausse le vers. On pourrait aussi corriger : Au gentil sarrazin , en supprimant roi.

Cil en vont [sanz) bataille.

Manuscrit : en , faute évidente. Ce vers est la répétition de celui qui termine la page précédente.

P.94, V II : Prononcez comme s'il y avait (]uel quart en a terrée; c'est de même qu'on trouve quelquefois el pour elle , comme dans ce vers :

Et d'Aye la diichoise criement qu'e\ ne se tut.

P. 9^, V. 13 : Et Garniers les e[n]chauce; manuscrit : les eschauce, faute évidente.

P. 102, V. 21 : E li ren[s] son trius ; manuscrit: renî.

P. 103, V. 5 : Netor ne eschafaus; manuscrit : eschaufaus ; faute produite par la consonnance de la dernière syllabe.

P. 103, V. 12: Plus [tost] quil onques porren[i]] manuscrit : Plus qu'il onques porres.

P. 109, Y. y. S'ont le ter[t]re porpris. Le manu-

Notes,

sent porte l'abréviation qui signifie urdinaireincnt Urrc; même observation pour le vers 7 de la même

page P.

scrit : En plorant

09, V. )M : En pIor:ejnt plus de mil ;

F)ianu-

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