‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 145 sur 235 · Cwenant Vivien et Aliscans · texte numérisé non relu

Cwenant Vivien et Aliscans

Garins ot non li tierz fiz Aymeri, Cil d'Anseune, ce savons nos de fi, Qui père fu Vivien le hardi, Le. fier rasai dont vos arec oi Que tant ot cuer et vaselaje en li Que Damedeu voa^ tant corn vesqui^ Qu'il ne fuirait de grant estor forni Plus d'une tance j por paien Arrabi.

Ceste parole tint bien que n'en menti :

En Aleschans tante poine sojri Qu'il en fu morff por le veu que ge di.

En Aleschans Guillaumes l'enfoi; Encore i gist il ores.

(V. 4532.44.) C'est au début du Covenani Vivien qu^est raconté le vœu téméraire du jeune héros (ms. de la Bibl. nat. fr. 774, V. 8-71 ^). Sa mort et ses funérailles sont rap-

Conttantinople et femme de Cbtriemtgne. Au contraire, dans ta Reine Sibille^ chanson dont le texte original est aujourd'hui perdu Blanchefleur, conformément à la tradition admise dans la geste de Guillaume, est la fille d*Aymeri de Narbonne, et elle épouse, i la fin du poème, Louis, le fils de Charlemagne {Êp, françaises^ i« éd., uIII, p. 688» 693; O. Paris, HisU poétique de Charlemagne, p. 39$). — Sur le rôle important joué par Blanchefleur dans la chanson d'Aliscans, voy. Ép, françaises, a* éd., t. IV, p. 3o8 et suiv. — Blanchefleur paraît aussi dans le roman de Hugues Capet (éd. du W» de La Grange, p. ai et suir.; Njrop, Den oldfranske Heltedigtning, p. 184, 186, trad. liai., p. 179, 180).

I. Ép, françaises^ a« éd., t. IV, p, 441. Dans le Covenant Fivieny la fuite de Gérart, qui s'échappe du château où Vivien et ses chevaliers sont assiégés par les Sarrasins, pour aller implorer le secours de Guillaume d*Orange, a beaucoup de rapport avec les missions accomplies, dans la chanson d'Aymeri, par Hugues de

ALLOSIONS A DITIttlS CHANSONS DE GESTE ècVfl

portées dans Aliscatu ^ On sait qu^Aliscans est le nom d*un ancien cimetière d^ Arles, très célèbre au moyen âge K Les nombreuses sépultures antiques que Ton y voyait passaient pour être celles des chrétiens morts en combattant contre les infidèles ^. D'après les vers que nous venons de citer, on croyait, au xiu« siècle, y reconnaître la tombe de Vivien. Peut-être y avait-il à ce sujet quelque tradition locale, dont nous n^avons pu, du reste, constater Texistence *.

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