‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 152 sur 235 · CCXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CCXII INTRODUCTION

Qui en sa vie ot tant paiens ocis,

Si ne vost onques gésir ^ tant corn fu vis^

En ior entie ne en paies voti^y

Ainff guerroia sor Sarrapns to^ dis^

Et si conquist Venice et le pais^

Et Soramonde^ la bêle o le çler vi5,

Toli par force a Vaufage Persis.

Bautisier fist la dame seignori^ ;

Si crut en Deu qui en la croii^ fu mis,

Puis Vespousa li gentis hom de pris;

Sirefu de la terre,

Nous n^avons plus le poème qui renfermait le récit de ces aventures, mais Aubri de Trois-Fontaines nous en a conservé dans sa chronique une précieuse analyse :

« Hic tnserenda est etiam historia de Aymero captive, Nemerici de Narbona penultimo filio, qualiter auxilium Romanis et pape prestitit contra Sarracenos, et captus et vulneratus ibi fuit, et in Venetiam ductus, et multa alia quae secuntur. De nomine pape, qui a cantoribus dicitur Milo, non est curandum, quia ita soient nomina mutare, vel per ignorantiam, vel curiose '. »

Aubri donne ailleurs pour fils à Aymer Rogon de Venise : « .... Aimerum captivum, patrem Rogonis Venetiani ». »

On lit aussi dans la chanson à^Aliscans :

Aymers li chetis,

Cil prist la terre de Saint Marc de Venis.

(Éd. Jonckbloet, v. 4424.)

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