‹ Aymeri de NarbonneChapitre 134 sur 244 · Charroi de Nîmes et Prise d'Orange · texte numérisé non relu

Charroi de Nîmes et Prise d'Orange

A la fin du poème d'Aymeri, Bertrand énumère les descendants de son héros, et résume brièvement leur histoire d'après les autres chansons du cycle de Guillaume d'Orange. Les divers traits dont il fait mention sont, pour la plupart, entièrement conformes aux récits des versions remaniées et rajeunies qui nous sont parvenues. Parmi ces versions, il en est de fort peu anciennes. Nous avons déjà tiré parti de ce fait pour déterminer approximativement la date de notre chanson ^

La première allusion que nous rencontrons se rapporte au Charroi de Nîmes et à la Prise d'Orange :

Li segonz fu Guillaume le puissant,

Cil au cort ne's, a Taduré talant,

Qui tante poine sofri en son vivant

Que nel puet dire nus hom qui vos en chant.

Nimes conquist par le charroi menant,

Et si ocist et Herpin et Otrant

Qui erent roi de la cité vaillant,

Et puis Orenge conquist^ la cité grant^

Et bautisier fist Guiborc la vaillant^

Puis Vespousa^ bien le sevent auquant.

I. On pourrait objecter que les dernières tirades dMymerf ne sont point l'œuvre de Bertrand, et qu'elles ont été ajoutées après coup par un copiste pour faire la transition avec les autres poèmes. Mais celte opinion nous paraît peu soutenable; en effet, ces tirades se retrouvent dans tous les manuscrits; elles sont du même style que le reste de la chanson; elles se rattachent parfaitement à ce qui précède, et nous ne voyons aucune trace d'une soudure plus récente.

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