‹ Aymeri de NarbonneChapitre 72 sur 244 · CXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CXXVIII INTRODUCTION

qui puisse être assimilée à Tépouse d'Aymeri de Narbonne ^

Il nous reste une dernière difficulté à résoudre. Nous venons de démontrer que notre Aymeri épique ne pouvait être le vicomte de Narbonne Aymeri I, ni son fils Aymeri II. Mais comment expliquer cette coïncidence de noms, qui ne peut certainement avoir été fortuite? M. G. Paris a tranché la question d'une manière fort satisfaisante : a Si, » dit-il, « le premier vicomte de Narbonne qui a porté le nom d'Aymeri avait été un étranger, investi à un moment donné de la seigneurie de Narbonne, le problème serait insoluble; mais il n'en est pas ainsi : Aymeri I était fils de Bernard, et Bernard lui-même était le huitième descendant, de mâle en mâle, du Mayeul que nous trouvons établi comme vicomte à Narbonne au commencement du x^ siècle. Il est fort vraisemblable que si Bernard, vicomte de Narbonne, donna à Tun de ses fils le nom d'Aymeri, c'est parceque le nom d'Aymeri de Narbonne était, vers la fin du xi^ siècle, très célébré par les poèmes. Son fils en fit autant; son petit-fils Pierre de Lara suivit leur exemple, et nous trouvons jusqu'à neuf Aymeri parmi les vicomtes de Narbonne jusqu'à la fin du xiv'^ siècle ~. » Ainsi, à l'inverse de l'opinion longtemps admise, la légende aurait en ce

1. M. Tarbé propose d'identifier celle-ci à Hermengarde, fille de l'empereur Louis II et femme de Boson, roi de Provence, mais ce rapprochement n'est pas suffisamment fondé (Fougue de Candie. Introd., p. Li et i85).

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