SCENE X
JOBLOT, BABIOLE.
JOBLOT, qui a reçu Babiole dans ses bras. C'est donc bien vrai! elle m'aime, cette pauvre
fille!.. Ah ! je suis un misérable... c'est elle que
je devrais aimer... elle seule. (Changeant de ton.)
Elle n'est pas mal lourde comme ça, à la longue.
(L'appelant pour la faire revenir.) Babiole ! Babiole!
ma chère petite Babiole!.. (Avec impatience.) Oui,
je t'aime! je l'adore!.. Elle n'entend rien...
(A part.) Je n'en suis pas fâché.
BABIOLE , se relevant et a demi-voix.
Si, j'ai entendu...
joblot, a part.
Ah!., ça m'est égal.
CÉLINE, au fond, dans la rue, à la cantonade. Non , ce n'est pas la peine.
JOBLOT, regardant à la porte du fond et apercevant MHe d'Auberive.
Dieu! que vois-je? Tout me tombe à la fois
sur la tèle... (Regardant Babiole.) et sur les bras.
(Montrant le fond.) Ma grande dame qui arrive,
(Montrant Babiole.) et celle-ci qui n'est pas encore
revenue...
(Il traîne Babiole jusqu'à un fauteuil à droite , où il la place ; puis il dénoue et jette à la hâte son tablier, se passe les mains dans les cheveux , et cherche à se donner une contenance; tout cela se fait pendant les premières lignes de la scène suivante.)