SCENE VIII
JOTÎLOT, ERNEST.
JOBLOT.
Dieu! que vois-je?... C'est lui!... M.Ernest!...
ERNEST
Joblot! dans cet hôtel !
JOBLOT.
Oui... oui... je travaille de mon état... Mais vous qui n'y venez jamais...
ERNEST
Aussi je tiens à ne pas être vu ! je veux seulement parler à M. le vicomte de Lavarenne, mon parent, qui n'est pas chez lui. L'on m'a assuré que je le trouverais ici, et comme j'ai quelques papiers à lui remettre avant mon départ...
JOBLOT.
Ah ! .. vous voulez toujours partir ?
ERNEST
Oui, puisque je suis seul au monde et sans amis...
JOBLOT.
Sans amis!... et moi donc! moi qui tout à l'heure encore... Enfin, suffit!... Moi que vous avez obligé!... Un ami qui porte le marteau et le tablier... mais qui a de ça !... (Se frappant le cœur.) Et vous n'avez pas confiance en moi !... ça n'est pas bien ! Vous ne m'avez pas tout dit... vous ne m'avez pas dit que vous aimiez une personne...
ERNEST-
Qui ne m'aime pas !
JOBLOT, avec émotion.
Ça n'est pas vrai !
ERNEST
Qui m'a trahi !...
joblot, de même.
Ça n'est pas vrai !
EKNEST.
Abandonné en même temps que la fortune...
joblot, avec désespoir. Ça n'est pas vrai ! ça n'est pas vrai !
ERNEST
Qui te l'a dit ? Qu'en sais-tu ?
JOBLOT, lui montrant Céline, qui vient d'entrer. Demandez-lui plutôt !
CÉLINE, entrant par la porte à gauche, et apercevant Ernest.
Dieu! c'est lui! Merci, Joblot!
ERNEST
Céline !
JOBLOT.
Qui vous aime ! qui vous a toujours aimé ! (A pari.) Pour mon malheur !
OOOOOOOOOOOOÛOOOOOOOOOOOOOûOOOOOOOiJOOOOO ococcooooo