SCÈNE II
Les MÊMES, le VICOMTE, la cravache à la main.
MARCEL
Monsieur le vicomte... qui vient chez moi... qui daigne y venir lui-même... Joblot, mon garçon, est passé chez vous.
LE VICOMTE
Non , vraiment !
BABIOLE
Ah ! bien ! monsieur... il y est en ce moment. Vous vous serez croisés.
Marcel, bas à Babiole, avec un geste de tête approbatif.
C'est comme ça qu'il faut dire!... (Haul.) Babiole... un siège... (A Babiole qui prend une chaise.) un fauteuil à monseigneur !...
LE VICOMTE
Mademoiselle Babiole est charmante... aussi gentille que son nom !...
babiole, faisant la révérence.
Babiole est comme son nom .. elle ne vaut pas grand'chose...
LE VICOMTE
Si vraiment... pour ceux qui s*y connaissent! MARCEL, s'approchant du vicomte , qui est assis, et
tournant le dos à Babiole, jjui a pris son panier
à ouvrage, travaille et n'entend pas la conversation
suivante.
C'est encore un temple que nous allons meubler?
le vicomte, se balançant sur son fauteuil, pour essayer de voir Babiole, que lui cache Marcel.
Je crois, mon cher... que j'y renonce. Je commence à me lasser des passions dont il faut payer les mémoires.
MARCEL
Passions de grands seigneurs... Ce sont les bonnes!
le vicomte.
Oui !... pour les tapissiers...
MARCEL
Vous êtes si riche ! surtout depuis l'héritage du général .. Dépenser, c'est amusant!
LE VICOMTE
Dépenser... pour soi... je ne dis pas ; mais pour d'autres... c'est ennuyeux !... Tu sais bien , notre joli appartement au second.
MARCEL
Le boudoir jaune ?...
LE VICOMTE
Oui , j'ai trouvé ces jours-ci la porte fermée...
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