SCENE VI
JOBLOT, BABIOLE.
joblot , anéanti.
Ah!... je défaille! je flageole !...
babiole, accourant et essayant de le soutenir.
Qu'a-t-il donc?... Est-ce que c'est lui qui va se
trouver mal à présent! Monsieur Joblot!... monsieur
Joblot! Ah ! mon Dieu !...il ne m'entend pas!...
ioblot.
Si... j'ai entendu... mais attendez un instant...
BABIOLE
Mais qu'est-ce qu'il a donc?...
joblot, se redressant tout~à-coup.
Ce que j'ai !... Elle me demande ce que j'ai! ce n'est donc pas une indignité? une sournoiseries? prendre ainsi les gens au traquenard !
babiole.
Quelqu'un vous a pris au traquenard , monsieur Joblot?
JOBLOT.
Cette grande dame qui aime un comte, un grand seigneur !
BABIOLE
Ëhbien?...
JOBLOT.
Ah ! pitié ! et elle dédaigne un pauvre ouvrier !
BABIOLE
C'est tout naturel... une grande dame...
JOBLOT.
Un jeune homme laborieux!
BABIOLE
Si elle n'a pas d'ouvrage à lui donner !
Vous n'y entendez rien , Babiole... Mais, si cet ouvrier l'avait tirée du sein des flots?...
BABIOLE
Au péril de sa vie?...
JOBLOT.
Non, il sait nager!... Mais c'est égal... quand onesl amoureux... comme un insensé... comme une bêle... Vous le voyez, w,, ;\ ^ •ù^u babiole , effrayée.
Je le vois?... Et de qui donc parlez-vous?...
joblot , troublé, et se reprenant.
De qui?... de qui?... Je dis, vous le voyez... là... dans ce livre... (Le tirant de sa poche.) dans ce roman que je parcours. <Ts
babiole , riant ctfrcspirant.
Ah î c'est dans un livre!... Contez-moi donc ça... [Lui prenant le bras.) Vous dites donc qu'il Ta sauvée?
JOBLOT.
Oui... du sein des flots.
BABIOLE
Et puis?...
JOBLOT.
C'est tout !... Elle repousse son amour ! babiole.
Dame !... si tontes celles qu'on sauve de l'eau devenaientamoureuses de vous, les mariniers nesauraient à laquelle entendre ! Tenez, voire ouvrier n'a pas le sens commun !
Comment?
babiole.
C'est la grande dame qui eût été folle, d'être folle de lui ! C'est comme moi si j'épousais un duc et pair ! Quand l'éducation n'est pas la même.-, quand les habitudes ne vont pas ensemble... tout va mal; il rougi-