‹ Babiole et Joblot, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 51 sur 59 · ACTE il, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE il, SCENE IX

\\e\ général en clignant de l'œil d'une façon toute articulière, chargée de mes dernières volontés!

Quoi !...

CÉLINE

Serait-il vrai ?...

JOBLOT.

Vous voyez donc bien qu'il y a un testament ! il y en un!

CÉLINE

Mais alors...

ERNEST

Tu t'es trompé , ce testament n'existe pas, ou aura té détruit , car on n'a rien trouvé , rien.

JOBLOf.

C'est qu'on aura mal cherché.

ERNEST

Non, Céline, il ne me reste qu'un seul moyen de lire fortune , c'est de rejoindre l'armée.

JOBLOT^

Pour qu'en votre absence un^uitreépousemademoielle Céline! pour que moi, J^bîot, j'arrange l'hôtel t l'appartement de noces! Non\.. (Avec jalousie.) je ele pourrais pas! je ne le souffrirais pas!... (A Céline.) e ne vous permets d'épouser que lui !

ERNEST

Mon bon Joblot ! V

joblot, à part.

C'est déjà bien assez comme ça. {Haut.) Mais, pour artir, il ne partira pas !

Eh ! que veux- tu faire ? \

JOBLOT.

Ce que je veux... ce que je veux...

Air: Les chagrins «arrière! (Sirène, scène lre, 3e acte.

Ayez confiance,

Ayez espérance»

J'veux un dénoûment Dans mon genre et mon élément.

L'amitié m'inspire,

Et vous fera dire :

L'garçon tapissier Connaît vraiment bien son métier.

ENSEMBLE

CÉLINE et ERNEST. JOBLOT.

Ayons confiance, - Ayez confiance,

J'ignore la chance Ayez espérance,

Que son dévoûmenfc J'veux un dénoûment

Rêve en ce moments Dans mon élément.

L'amitié l'inspire, • L'amitié m'inspire,

Et me fera dire Et vous fera dire :

Que le tapissier L'garçon tapissier

Connaît son métier. Connaît son métier.

(Ernest et Céline-$ortent parla porte à droite.)

JOBLOT, se frottant toufèxirs le front en se prome- I nant avec Citation.

Oui, j'ai là mon idée... c'eàest une. Le général n'en aura pas changé du jour au lendemain. J'aime mieux croire (ça me fait plaisir) qu| les hommes d'affaires sont des imbéciles qui n'ont pas su découvrir toutes les cachettes de ce secrétaire. | 11 devait y en avoir, c'était le chef-d'œuvre du père Marcel, c'était son Cid ! il n'a jamais fait que ça... et s'est croisé les bras dans sa gloire ! et si on peut les connaître par lui... (Apercevant Marcel qui paraît à la porfe du fond , tenant à la main une housse de fauteuil.) \h voilà ! il n'y a pas de temps à perdre... (S 'adressant i la porte à droite qui est restée ouverte, et par laquclfa Céline et Ernest

Page 1