ACTE il, SCENE IX
\\e\ général en clignant de l'œil d'une façon toute articulière, chargée de mes dernières volontés!
Quoi !...
CÉLINE
Serait-il vrai ?...
JOBLOT.
Vous voyez donc bien qu'il y a un testament ! il y en un!
CÉLINE
Mais alors...
ERNEST
Tu t'es trompé , ce testament n'existe pas, ou aura té détruit , car on n'a rien trouvé , rien.
JOBLOf.
C'est qu'on aura mal cherché.
ERNEST
Non, Céline, il ne me reste qu'un seul moyen de lire fortune , c'est de rejoindre l'armée.
JOBLOT^
Pour qu'en votre absence un^uitreépousemademoielle Céline! pour que moi, J^bîot, j'arrange l'hôtel t l'appartement de noces! Non\.. (Avec jalousie.) je ele pourrais pas! je ne le souffrirais pas!... (A Céline.) e ne vous permets d'épouser que lui !
ERNEST
Mon bon Joblot ! V
joblot, à part.
C'est déjà bien assez comme ça. {Haut.) Mais, pour artir, il ne partira pas !
Eh ! que veux- tu faire ? \
JOBLOT.
Ce que je veux... ce que je veux...
Air: Les chagrins «arrière! (Sirène, scène lre, 3e acte.
Ayez confiance,
Ayez espérance»
J'veux un dénoûment Dans mon genre et mon élément.
L'amitié m'inspire,
Et vous fera dire :
L'garçon tapissier Connaît vraiment bien son métier.
ENSEMBLE
CÉLINE et ERNEST. JOBLOT.
Ayons confiance, - Ayez confiance,
J'ignore la chance Ayez espérance,
Que son dévoûmenfc J'veux un dénoûment
Rêve en ce moments Dans mon élément.
L'amitié l'inspire, • L'amitié m'inspire,
Et me fera dire Et vous fera dire :
Que le tapissier L'garçon tapissier
Connaît son métier. Connaît son métier.
(Ernest et Céline-$ortent parla porte à droite.)
JOBLOT, se frottant toufèxirs le front en se prome- I nant avec Citation.
Oui, j'ai là mon idée... c'eàest une. Le général n'en aura pas changé du jour au lendemain. J'aime mieux croire (ça me fait plaisir) qu| les hommes d'affaires sont des imbéciles qui n'ont pas su découvrir toutes les cachettes de ce secrétaire. | 11 devait y en avoir, c'était le chef-d'œuvre du père Marcel, c'était son Cid ! il n'a jamais fait que ça... et s'est croisé les bras dans sa gloire ! et si on peut les connaître par lui... (Apercevant Marcel qui paraît à la porfe du fond , tenant à la main une housse de fauteuil.) \h voilà ! il n'y a pas de temps à perdre... (S 'adressant i la porte à droite qui est restée ouverte, et par laquclfa Céline et Ernest