ACTE II, SCENE XII
le vicomte, bas à Babiole.
>artez ! je vous rejoins...
lbiole , étonnée, et regardant Joblot et le Ficomte. C'V drôle!...
Efte va prendre son mantelet, Joblot l'aide à s'ajuster. ^ le vicomte , en riant , à Marcel.
Eh bien\mon cher, que voulez- vous de moi?.,.
\ MARCEL
Ce beau meuble, façon Boule, qui est dans voire hôtel... l'acajou\slà vous, mats la gloire en est à moi... et je vous demande la permission de l'exposer... à l'admiration de mes concitoyens.
le vicomte , faisant ct&s signes à Babiole qu il voit prête sortir.
Désolé... mon cher... m&is ce meuble n'est plus chez «loi... \
joblot, aèec effroi.
0 ciel ! V
babiole , qui vient de mettre son rnantelct, passe près de Joblot et lui dit\>ut bas :
J'y vais!... \
joblot , la retenant vivementpar la main. Non pas! restez... restez!...
babiole , à voix basse.
Vous qui me disiez... \
joblot , de même. \ Je vous le défends !... ne me quittez pas... (SV*pprochant du Vicomte qui fait toujoursyignc à Babiole de s en aller.) Pardon , monsieur le vicomte , pourrait-on savoir où est ce meuble?
le vicomte , avec humeur.
Vous êtes bien curieux... Que vous importe?...
Ce n'est pas pour moi... (Montrant Marèel.) Mais pour un homme de talent...
DABIOLE ET JOBLOT.
MARCEL
JOBLOT.
Un homme vénérable...
MARCEL
JOBLOT.
\q\n vous enlevez peut-être la petite ou la grande médaille...
MARCEL
JOBLOT , bas à Babiole.
mantelet! .
MARCEL
Pauvre Jobibi... comme il prend mes intérèls... le vicomte , avec\ympaliencef et voyant Babiole qui ôte son mantelet.
J'en suis fâché pàuj* lui... mais je ne puis vous le dire... Vous ne le saurai pas.
joblot Réchauffant.
Je le saurai!... \
le vicomte, avec hauteur.
Je le saurai!...
babiole, le calmant.
Monsieur Joblot... je vous en prie.
marcel , de loinf cherchant à ip modérer. Joblot... Joblot... c'est trop fort.
le vicomte.
Voilà une audace!...
joblot , à demi-voix, sur le devant du théière, pendant
' que Babiole et Marcel sont au foi
Vous me le direz, ou je dis au père Marcel c]Ufî vous
Qu'est-ce à dire?...
l ACTE II, SCENE XIII. 75
attendez mademoiselle Babiole, sa filleule , dans votre boudoir.
LE VICOMTE
Veux-tu bien te taire !...
babiole , qui a redescendu le théâtre et qui s est approchée d'eux.
Comment^,. .
JOBLOT.
Et que le signal du rendez-vous est cette rose que vous avez là, et qu'elle vient de vous remettre... (Se retournant vers Babiole.) Fi !... mademoiselle, fi !...
\ BABIOLE
Mais, c'est vous!.. \
JOBLOT, à Babiole. Silence !...
babiole, ^pleurant.
0 mon Dieu ! il ne va plus m aimer !
joblot , bus.
Toujours î toujours !... \
babiole, lui souriant aussitôt avec joie. Ah! ah!...
joblot , au VicomtcX Je le dirai devant mademoiselle drAuberive , votre prétendue. \
LE VICOMTE
On ne te croira pas. \
joblot , lui montrant une lettre.
Vous croira-t-on . vous, monsieur le vicomte?
LE VICOMTE
Ma lettre à Babiole... Qu'est-ce que lu veurtf... Qu'est-ce qu'il te faut?... \
joblot. - \
Le nom de la personne à qui vous avez vendu votre secrétaire !
le vicomte , voyant Céline et Ernest qui entrent par la droite. — Céline s'assied sur un fauteuil à droite, et Ernest se tient debout près d'elle. — A part. \ Dieu ! Céline !.. (Bas à Joblot.) Une jeune danseuse
ide l'Opéra qui m'adorait, moi et les meubles Louis XV,
mademoiselle Mimi Sandwich.
Uîiel ! Mimi Sandwich qui est partie pour la Russie, el dotjtou vend les meubles aujourd'hui... Courons... ernest, qui est debout près de Céline.
Où v\s-tu doue?...
JOBLOT.
Ne craigniez rien, monsieur Ernest, j'ai toujours mon idée... t| sera encore temps... (Cherchant autour de lui.) Et mon habit pour sortir , et mon chapeau.. . ils étaient là !.\. ,
MARCEL
Son h ah it... son chapeau!...
BABIOLE
Je viens de les porter dans la chambre à côté.
CÉLINE
Dans la mienne...
JOBLOT.
Il faut qu'elle touche à tout... moi qui suis si pressé...
MARCEL
Il faut qu elle touche à toul! lui qui est si...
BABIOLE
Eh ! qui vous presse tant ?...
JOBLOT. \
Il faut que je coure après le chl^-d'œuvre de votre parrain... que je trouverai à la vent^de mademoiselle Mimi Sandwich...
11 entre dans la chambre à gauche.
,ACTE H, SCEiNE XV. 71