INTRODUCTION
Dans les divers hôpitaux de Paris où j'ai, pendant Œœuatre ans, exercé les fonctions d’Interne en pharmacie, et dans les formations sanitaires, où j'ai servi comme Pharmacien aide-major de 1" classe pendant les quatre premières années de cette guerre : Ambulance, Groupe de brancardiers et Hôpitaux régionaux, j'ai bien souvent constaté l'emploi de poudres antiseptiques ou réputées telles, pour le pansement des plaies. Je me suis demandé si ces poudres, dont on attend une action microbicide, r’apportent pas parfois avec elles les micro-oganismes qu'on leur demande de détruire ? Ces poudres ne sontelles pas naturellement polluées ou ne subissent-elles pas de souillures de la part des poussières de l’air, en passant du fabricant ou du producteur, par divers intermédiaires et manipulateurs, pour arriver à la salle d’opérations et être enfin appliquées directement sur les plaies ? Les micro-organismes banaux ou pathogènes résistent-ils aux poudres antiseptiques ? Peuvent-ils s’y accommoder el, sous forme de résistance, vivre à leur contact ?
C’est l'étude de ces divers points qui fait l’objet de mon travail.
Dans cet essai, forcément incomplet, je n'étudie que la flore bactérienne, laissant à d’autres le soin de se consacrer aux recherches mycologiques. Néanmoins, je dois signaler que, malgré l’alcalinité légère des milieux de
culture, j'ai souvent vu se développer de nombreuses colonies de Champignons, qu'on sait se développer de préférence sur les milieux acides.
Ce travail est divisé en trois chapitres qui subissent chacun des divisions appropriées. Il se termine, sous le titre de considérations générales et de conclusions, par un exposé des principaux résultats expérimentaux que j'ai obtenus.
J'étudie successivement :