OBSERVATION VI
(Service du D: Philippon, aux armées) l Pneumococcémie. — Guérison
VS soldat au: d'Infanterie, 24 ans. Aurait eu une bronchite en 1915 SAS
Entre à l'ambulance le 15 janttée 1919, au 3 jour de sa maladie. Début par frissons, céphalée, fièvre, point de côté à gauche.
Présente, lors de son entrée, un état adynamique grave. La dyspnée est inténse, le pouls rapide (130). La température s'élève à 398. Facies grippé, teint bronzé, langue sèche. Urines rares el fortement colorées.
L'auscultation révèle un foyer de pneumonie au tiers don du poumon gauche, en arrière, et des signes de bronchite généralisée. Électrargol 10 ce., toni-cardiaques.
Aucune amélioration ne se manifesle pendant les deux jours qui suivent. La température se maintient en plateau autour de 41°, le pouls devient filant, presque incomptable.
Le 15 janvier, on constate à l'éjamen du sang que E hémocullure est positive pour le pneumocoque.
Il fut pratiqué tous les deux jours, pendant 8 jours, une injection intraveineuse de vaccin, à dose progressivement croissante A ce., L'ec. 12,2 ce., 2 ec.). La température oscille, à la suite de chacune de ces injections, autour de 39° le matin et de a l'aprèsmidi. Le pouls dépasse constamment 140.
A la suite de I 4° injection, après une légère réaction thermique, ‘la défervéscence s'effectue en 1ysis. La dyspnée devient moins intense ; l'adynamie disparaît progressivement, ainsi que les divers symptômes de seplicémie. ;
Le ?6 janvier, tout danger paraîl écarté, malgré la persistance de râles et d’une respiration soufflante à gauche,