DE POLICE
lice de me confier l'orpheliiie de la prison. Je profitai de cette circonstance pour témoigner aux prisonnières combien leur humanité était louable, et de quelle influence elle pouvait être pour J'avenir de cette pauvre enfant. Rien ne peut exprimer la joie que ces femmes ressentirent de ma promesse. On eût dit que chacune d'elles en était la mère, et jamais je n'ai reçu autant de remerciemens et d'actions de grâces.
Les formalités pour pouvoir retirer et emmener cette orpheline furent assez nombreuses. Lorsqu'elles furent entièrement remplies , la reine et madame Adélaïde ont voulu la prendre sous leur royale protection, et daignèrent même m'ordonner dé la leur présenter.
Cette petite m'intéressait si vivement aussi , que je pris une garde que je logeai dans ma maison, pour être à même de suryeiller l'exécution des vues si charitables de Sa Majesté et de Son Altesse Royale. Malheureusement, les privations que cet enfant avait endurées dès sa naissance provoquèrent malgré tous nos soins une maladie qui nous l'enleva. J'ai bien regretté cette perte, car je m étais habitué à