ET ÉCLAIRCISSEMENT
Prisons tU Belgique* *t~ M. firognies, ex-comtoaiidant de la maison de détention militaire d'Alost , el chargé de la direction des ateliers de cet établissement, a publié dernièrement une brochure des plus intéressantes sur le système des prisons en Belgique ; nous empruntons les lignes suivantes a l'excellente publication de M. Brogniez :
a L'ex-roi des Pays-Bas a senti la nécessité de porter la réforme la plus générale dans tout le système des prisons; la suppression des chaînes pour les condamnés aux travaux forcés, et la séparation des prisonniers criminels et des correctionnels a été résolue.
» En supprimant tout cet attirail de boulets et de chaîner, l'ex-gouvernement n'a fait que substituer une injustice nou-
velle à l'injustice qu'il abolissait, puisqu'on réunissait dans les maisons centrales de détention de Vilvorde et de Gand , les condamnés aux travaux forcés avec les condamnés à la réclusion , de sorte qu'en améliorant la condition physique des condamnés aux travaux forcés , on aggravait d'autant la condition physique des condamnés à la réclusion avec lesquels on les confondait. L'on violait ainsi la loi en faisant de deux pénalités différentes une pénalité unique. L'administration supérieure a remédié à cette injustice, en affectant la maison de détention de Gand aux condamnés aux travaux forcés, el la maison de Vilvorde aux condamnés à la réclusion.
» Depuis la révolution de 1800 en Belgique . l'administration supérieure des prisons a introduit des améliorations notables dans tous les établissemens sur lesquels elles étend son action. Ces améliorations ont eu plus ou moins directement pour objet d'étendre à la Belgique les bienfaits d'un système dont on a fait ailleurs l'heureuse expérience , et de la faire
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participer aux progrès qui se manifestent dans plusieurs pays, dans le régiifle et l'organisation des établissemens pénitentiaires et charitables. »
Outre quelques fautes typographiques qui peuvent s'être glissées dans le courant de cet ouvrage , nous devons signaler une erreur qui s'est répétée à plusieurs passages. Des citations ont été faites, et par une omission dont nous ne sommes pas entièrement coupable, l'indication des sources de ces citatîous a été oubliée. Dans le quatrième volume , par exemple , nous avons puisé , à l'appui de notre opinion sur la peine de mort , quelques pages de Beccaria , sans citer le nom de ce vénérable et illustre philanthrope. Nous nous empressons de lui en restituer tout l'honneur.