A LA PISCINE DU MONT-DOIVE (AUVERGNE
— C’est une horreur ! je ne me baigne pas avec les messieurs !
— Fouclili a ! eu Auvergne n y a ni hommes ni femmes, touches auvergnats! touches dans la même baignoire !
Les eaux de Sedlitz.
Fausse interprétation du traitement de Cauterels.
Uu est-ce que cette vieille bavarde est venue faire à Cauterets?
— Parbleu! elle est venue y faire des fagots!
lu crois, ma chère, que les bains sulfureux te feront maigrir?
Mais, certainement! c’est avec du soufre qu’on fait les allumettes!
Comment! tu reviens d’Hombourg avec un ventre pareil?
— Hélas ! j ai eu l’imprudence de le mettre sur un numéro qui est sorti, et j’ai gagné trente-six fois ma mise!
— Comment, malheureuse! tu n'as pas eu lionte (l’aller te baigner avec un cuirassier?
— Mon ami, le médecin m’a ordonné des bains d'eau ferrée.
Un monsieur indiscret abuse de ce qu’une dame sort d’un bain ferrugineux pour la faire venir à lui au moyen d’un morceau d’aimant.
— Monsieur, je vais commencer par y aller doucement, j’arriverai graduellement. . .
— A m'assommer!
— .le vois la douche qu’il faut à monsieur! Monsieur a besoin qu’on lui remonte les nerfs I
- Je vous donnerai quelque chose avant de partir - ma je vous en préviens, vous ferez en sorte qu’elle ait fin mit
?out que en, votre eau de source. a,,t
A WIESBADEX.
(,es eaux sont légèrement excitantes.
- Je vais prendre un bain I faut-il demander un pei-moii
ou des serviettes? l«-i0nou
— C’est inutile, lu iras simplement faire un tour an salon ,le ™»versat,on; tu seras promptement à sec.
- Monsieur le chef d’orchestre, elle n’est donc nas à lemps la valse que vous jouez là?
— Non. mademoiselle, nous avons beaucoup de’ mai, >ans; nous sommes obligés de jouer une val!e à lr jualie lemps pour qu’ils aienl celui de tourner.
CONVERSATION sols-marine,
— Vous ne remontez pas?
— Ma foi, non, j’ai reconnu un de mes créanciers dans le bain !
— Caroline qui vient de couler, faut avertir le maître nageur!
— Ce n’est pas la peine, celte tille-là remonte toujours sur l’eau. Ainsi, cet hiver elle n avait plus le sou; un mois après elle roulait sur l’or. Je ne crains pas pour elle, n'v a pas de danger.
— Vous ne repêchez pas ce baigneur qui vient de couler au fond ?
— Monsieur, je désire qu’il ait le temps d’admirer le fond de bois de notre établissement ! l’n travail superbe, monsieur, faut voir ça! faut voir ça'