‹ Bailliages de Versailles et de Meudon: les cahiers des paroisses avec commentaires accompagnésChapitre 9 sur 100 · INTRODUCTION- XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION- XI

qui peut intéresser le bien de nos peuples, et de pourvoir sur les doléances et propositions qu'ils auront faites, de telle manière que notre royaume, et tous nos sujets en particulier, ressentent pour toujours les effets salutaires qu'ils doivent se permettre d'une telle et si notable Assemblée.

Donné à Versailles, le 24 janvier 1789.

Signé : Louis.

et plus bas : Laurent de Yilledeuil.

Presque tous les mots de cette lettre exigeraient de longues explications ; la lecture de nos cahiers fera voir que les électeurs n'ont fait que répondre à l'appel du roi : lui proposer les moyens efficaces qu'il demandait.

Mais « remarque curieuse, écrit l'abbé de Montce gaillard, quand le peuple était le plus écrasé, « épuisé et foulé, c'était alors que la voix du Mo- « narque s'élevait pour protester de son amour « paternel envers ses sujets ».

Mais, à ce moment-là, le tiers état entier eut la plus absolue confiance dans la parole royale ; et il exprima ses vœux, doléances et conseils dans le langage naïf souvent, coloré quelquefois, mais toujours clair et franc qu'on voit dans les cahiers.

Il est évident que la lettre du roi, dont tous les électeurs connaissaient parfaitement la teneur pour l'avoir entendu lire, soit aux prônes des paroisses, soit sur les places publiques, soit affichée, ne de-

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