‹ Bains et courses de LuchonChapitre 57 sur 58 · IK»N. , I · texte numérisé non relu

IK»N. , I

jour votre cruelle ... hez taire une des cour-

ses les plus obligées, celle de Saint-Bertrand-de-Comminges. Rien n'est plus facile : prenez votre place dans une des voitures qui partent de Luchon dans l'après-midi ; vos malles préparées dès la veille seront remises par vous au bureau et enregistrées sous vos yeux avant le départ des voitures du matin qui vont de Luchon à Bigorre, ou de celles qui devront correspondre avec une caravane partie le soir pour le Monné, les Chalets et la Barousse (v. p. 324). Prenez place dans une de ces voitures, vous arriverez de bonne heure à Saint -Bertrand : vous y passerez la journée tout entière, et le soir à l'heure indiquée vous viendrez prendre au passage à Labroquère votre diligence, dans laquelle vous aurez même pu donner place à un ami, qui de Luchon aura voulu venir coucher à Saint-Bertrand.

Vous, enfin, malade en béquilles ou en bonnet de coton, qui n'êtes venu à Bagnères que pour ses eaux, qui les avez infiltrées par tous les pores jusque dans le dernier de vos# os, qui n'aspirez maintenant qu'au bonheur d'embrasser votre chère moitié et vos nombreux enfants, sachez du moins atteindre votre but de la manière la plus prompte et la plus parfaite. Plusieurs voitures publiques vous offrent à l'envi leurs affiches et leurs compartiments.

Si vous voulez aller tout doucement, tout tranquillement, à la vitesse d'une lieue à l'heure environ, prenez vos places clans la voiture dite de l'Hôtel d'Espagne, qui part de l'hôtel de Londres à Luchon : c'est le service des invalides. Tout est immuable et sem- .

36i DÉPART DE LUCHON.

ble éternel sur cette ligne : vous y reconnaîtrez les mêmes voitures, les mêmes conducteurs, les mêmes employés, et peut-être les mêmes chevaux qu'il y a trente, quarante et cinquante ans I

Mais si vous préférez aller un peu vite et arriver à peu près à l'heure promise, prenez les Messageries du Midi et du Commerce, au bureau desquelles on a d'ailleurs l'avantage de pouvoir, en arrivant à Toulouse, retenir des places pour toutes les directions.

L'année prochaine, vous prendrez encore ces voitures pour revenir à Luchon, car vous avez sans doute formé le projet de revoir nos montagnes, de boire nos sources précieuses, d'engager même quelques amis à ce charmant voyage. Seulement, si vous avez été frappé de l'inconvénient d'arriver à Luchon, du 15 juillet au 30 août, où tout est encombré , hors de prix, ayez soin de faire votre voyage un mois plus tôt ou un mois plus tard. Le mois de juin est excellent pour les bains comme pour les courses; mais septembre et octobre sont encore préférables. Alors on a moins à subir ces variations brusques de température du jour à la nuit qui sont toujours plus ou moins nuisibles. Il n'y a plus de grandes chaleurs. Il n'y a guère non plus de jours sensiblement froids; c'est pour les bains, sans aucun doute, le meilleur temps de l'année, et les logements, les vivres, les chevaux, sont presque à moitié prix. Au reste, c'est le moment que les habitants des lieux voisins ont, de tout temps, choisi pour se traiter aux eaux thermales, et l'on sait que plusieurs malades passent à Luchon l'année tout entière sans discontinuer les bains au plus fort de l'hiver.

Légende explicative du plan de rétablissement thermal, gravé avec le nouveau plan de Luchon, en regard du titre de cet ouvrage.

4 et 2. Salles de bains pour les sources : Ferras, d'Étigny, Bosquet et Bordeu.

3. Salle de bains pour les sources : Grotte, Reine et Blanche avec douches descendantes.

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