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CASCADE DES PARISIENNES

«®.e COURSE. CASCADE DES PARISIENNES.

Petite caurse de vallée à pied ou à cheval. — 5 heures 1/2 à cheval aller et retour; 6 a 8 heures à pied. — Nulle pré~ caution particulière qu’une bonne chaussure. — Temps couvert..

MARCHE. — 1,2, 3, de Luchon à la cascade des demoiselles, fp. 123, 127, 210). 2 h.

De la cascade des Demoiselles à la cascade des Parisiennes 50 m.

On va rejoindre le torrent de la Pique pour le remonter jusqu’à la cascade. — On ne quitte plus la forêt. — - On rencontre une ardoisière librement et irrégulièrement exploitée par les gens de Luchon. — Bientôt on atteint la cascade , que l’on doit voir en se plaçant d’abord au pied , puis un peu plus haut. Deux sentiers se présentent tout disposés pour cela. L’efl'el est beaucoup plus beau de ce point élevé. On voit de là parfaitement tout ce groupe ravissant de petites cascades, si heureusement dédiées aux Parisiennes. Ne sont-elles pas comme elles mignonnes, pâles, pleines de grâce et de coquetterie? On en compte jusqu’à dix-neuf. Toutes ne sont pas également jolies ; il en est de trop petites , quelques-unes même paraissent cruellement disgrâciées. Toutefois il y en a bien neuf

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auxquelles on ne saurait rien reprocher, et parmi ces neuf, trois au moins d’une beauté parfaite. Celte proportion est déjà très-grande. A Paris, on connaît à peine vingt-cinq mille jolies femmes capables d’enlever tous les suffrages, ce qui ne fait même pas une sur cinquante, car il y a un peu plus de cinq cent mille femmes à Paris ; et ce n’est rien de trop pour la capitale du monde civilisé. Ici, sur dix-huit Parisiennes, il y en a neuf très-jolies et trois d’une éclatante beauté. C’est énorme et de bon augure pour Luchon où se rendent, en effet, et où se rendront encore d’année en année les plus jolies femmes de Paris pour faire visite à leurs dignes sœurs, et où les Bordelaises, les Toulousaines, les Albigeoises, etc., viennent aussi, et certes avec tous élémens de succès, lutter de grâce, d’enjouement et d’amabilité. — Au milieu de ce brillant essaim de cascades que chacun de vous Messieurs, distingue, celle qui peut lui rappeler le mieux les plus doux souvenirs, celle qu’il devra nommer du nom le plus cher à son cœur.

La cascade des Parisiennes a été découverte et visitée pour la première fois par M. Paris, artiste d’un talent distingué, auquel les mon-

CASCADE DES PAIUSIENNES.

tagnes luchonnaises ont récemment inspiré une magnifique publication. Cette cascade lui fut justement consacrée -, mais avec une galanterie parfaite, l’artiste parisien la dédia lui-même presqu’aussitôt à une cavalcade de Parisiennes dont il fut un instant le guide. Il est heureux que la cascade des Parisiennes puisse rappeler ainsi M. Paris, le Parisien qui avait d’ailleurs tous droits à la consécration d’une cascade.

RETOUR. — De la cascade des Parisiennes à l’hospice il n’y a que quelques pas ( 10 minutes) et de l’hospice à Luchon la route est trèsbelle. On peut donc prendre ce chemin pour arriver à la ville (2 h. 1/2 ). Néanmoins si l’on a déjà parcouru plusieurs fois cette roule, ou si l’on doit la parcourir encore pour aller au Port, à Vénasque, à Artigue-Telline , etc., il vaudra mieux reprendre la même route qui est d’ailleurs très-bonne , très-jolie et dont on appréciera mieux l’ensemble en descendant.

GÉOLOGIE. — De Luchon à Labach-Dessous v. p. 144.

De Labach-Dessous à la cascade des Demoisrlles , biéche actuelle , schiste commun , plombade , calschiste euritique , schiste phylladien , calcaire schisteux '. Ces

deux dernières roches forment le salon , le boudoir et le lit de la cascade. — De la cascade des Demoiselles à celle des Parisiennes, schiste talqueux , schiste ardoise , schiste grossier , schiste phylladien , schiste euritique. Toute cette contrée depuis Labach jusqu’à la cascade des Parisiennes, est occupée par le terrain de Grauwake et presqu’exclusiv vement par le groupe schiste et Grauwake de ce terrain (6.e groupe de mon tableau figuratif de la structure minérale dit globe. )

BOTANIQUE. — A la cascade des demoiselles : Ra. mondia Pyrenaica , dans le boudoir de la cascade eu juillet et août. Viola cornuta ethirta ; hypericum num~ mularium, il tapisse le grand salon.

A la cascade des Parisiennes : géranium pyrenaicum , cacalia petasiles , saxifraga lhalictroïdes , papaver cam~ bricum.

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