‹ Bains et courses de Lunchon. Vrai guideChapitre 116 sur 208 · De Saint-Mamet à la cascade Sidonie. 45 m · texte numérisé non relu

De Saint-Mamet à la cascade Sidonie. 45 m

On arrive bientôt en vue de la tour de Castel- \iel (Y. page 124.) On suit la route qui tourne à gauche; on entre dans le vallon de Burbc. On monte à travers des rochers de gneiss et de granité aussi durs pour le peintre que pour le marteau du géologue. On laisse à droite les montagnes du Lys, de Vénasquc et la Pique qui en découle. Enfin , on arrive à la grâcieuse rascade Sidonie. Cest tout le ruisseau du vallon

VAL DE BEUBE.

de Burbe qui franchit d’un bond un énorme rocher. Celte petite cascade avait un nom local très disgracieux (,Pich des Vergés. ) Elle fut dédiée à une aimable et belle Luchonnaise , tout récemment enlevée par la plhysie aux fêles , aux caravanes, aux promenades, aux danses, aux soirées de Bagnères dont elle fut long-temps l’ornement et la joie. — • En revenant à Luchon voyez à cinq ou six cents pas après la cascade un beau monolithe de granit, élevé sur le bord du chemin. Rarement on le remarque en montant. Mais on ne peut éviter de le voir en descendant. Dédié à une aimable toulousaine , l’amie de Sidonic, il est marqué d’un A au sommet : c’est Y obélisque d’Augusta.

3©.c COtRSE. — • VAL DE Bl'RBE.

Grande promenade après déjeuner à pied ou à cheval, 4 à 6 b.

— Nulle précaution.

l.° De Luchon à Saint-Mamet (page23G)... 15 m. 2.o De S.-Maraft à la cascade Sidonie (p.238) 45 m. 3.° De la cascade au fond du vallon de Burbe. 45 na.

Au-dessus de la cascade s’ouvre et s’élargit le joli val de Burbe. Nulle part de plus riches

VALLEE d’aIU.X.

3l.p COURSE.

prairies ; nulle part de plus belle verdure. Une promenade à pied est délicieuse dans ce vallon ;

si l’on est à cheval , on le brûle en un temps de galop.

3 f (OIRSE.

BOSOST.

Petite course de sofnmets , 8 à lO h. , luîtes et repas compris. - Si l’on doit revenir par Saint-Beat, la course est alors de l3 à i5 heures.

DÉPAïlT. — La course de Bosost doit être faite le dimanche préférablement à tout autre jour de la se- - maine, ou un jour de fête : alors on atteint le but principal de cette course qui est de voir la population espagnole, ses costumes et scs usages. On devra donc partir à 7 heures au plus tard de Luchon pour arriver vers les 10 heures à Bosost et pouvoir y assister à la messe , ce qui est essentiel. Inutile de se pourvoir de vivres. On déjeûne assez bien à Bosost et surtout à Lez. Pas de difficultés de montagnes à prévoir, en conséquence costume de promenade ordinaire, bonne chaussure. — Il est bon d’emporter quelque monnaie de billon pour la distribuer en Espagjie où tout le monde à peu près vous demandera de lui donner un sou. Payez ce léger tribut aux gens de la vallée; il y sera regardé comme un crime de causer aux étrangers inolTensifs le moindre désagrément. — Du reste on n’est nullement inquiété par les Espagnols dans cette promenade. On peut toujours la faire en toute sécurité. Mais il faut se garder de porter des fusils de chasse ni aucune autre arme; on pourrait être désarmé par les carabiniers es-

BOSOST.

pagnols ( les douaniers ) , et par eux retenu pour être conduit à Vielle, devant le gouverneur. — On ne doit pas non plus porter sur soi des pièces d’or ; en rentrant en France on pourrait être fouillé par les carabiniers qui ont le droit de confisquer toute pièce d’or, l’exportation de ce métal étant sévèrement prohibée en Espagne. Au reste il est très-rare que l’on soit inquiété de cette sorte. — Il faut aussi recommander au guide d’arrêter les chevaux à Bosost devant la douane espagnole pour s’y pourvoir d’un passavant et y payer le droit ordinaire de 50 centimes par cheval. Si l’on négligeait de s’arrêter devant la douane , aussitôt qu’on l’aurait dépassée de vingt pas seulement on jwurrait être très-désagréablement poursuivi par les carabiniers. La douane est au milieu de la ville sans enseigne apparente qui puisse la faire distinguer. Le guide doit donc être chargé de ce soin dès le départ pour qu’on n’ait pas à s’en mettre en peine. — On a peu à galopper dans cette course qui consiste presque toute entière dans la montée et la descente du Portillon; le guide doit donc être à pied et s’occuper de ceux qui seraient en arrière et des chevaux que l’on abandonnera fréquemment pour monter ou descendre le Portillon plus commodément. — Un ciel pur n’est pas indispensable pour la course de Bosost, on peut la faire par un temps couvert sans perdre grand chose du plaisir qu’elle doit procurer.

114RCIIE. — I, 2, 3, de Luchon au

fond du val de Burfce , p. 236, 238, 240. I h. 1/2

Du fond de Burbe au Portillon, 45 m

On monte par une belle forêt de hêtres, de

VALLÉE d’aRAN. • — 31. e COURSE.

chênes et de sapins. On est bientôt au sommet du port très-bien nommé Portillon, car il est loin d’être long et rude à gravir comme le sont les véritables ports des Pyrénées.

Rien de remarquable au Portillon. On découvre quelques montagnes espagnoles que l’on reverra bientôt comprises dans un tableau plus complet.

Page 1