e COURSE. — MONNÉ
Grande course de sommets. — lO à 12 heures.
DIïPAKT. — Cette course doit être faite pendant la nuit. On doit partir 5 heures avant le lever du soleil. En été, il faut être sur le pic demi heure avant le lever
oleil et baboesse. — 48. e coübse.
de l’astre, pour y jouir des magnitiques jeux de l’aurore, brûlans préludes aux feux du soleil levant. En septembre et octobre, il suffit d’y être un quart d’heure avant. Alors le crépuscule est moins long et la série des effets qu’il produit plus rapide. — Il n’y a ni difficulté ni danger à faire cette course de nuit, même lorsque la lune ne devra nullement se montrer. Les chevaux de Luchon connaissent fort bien cette route et vous porteront avec autant d’assurance que pendant le jour. Néanmoins , si la lune est absente, on peut, par excès de précaution, charger le guide d’une lanterne ou d’une torche qu’il portera en tète de la caravane. Si peu que l’on soit nombreux on fera bien aussi de prendre deux guides pour qu’ils s’occupent des dames, qui seront alors complètement rassurées. — La précaution la plus essentielle sera de mettre en croupe des manteaux ou des couvertures pour s’envelopper chaudement au sommet du pic. On sait que le moment le plus froid de la nuit est celui qui précède et qui suit le lever du soleil. — Une bonne lunette sera fort utile; un ciel pur est indispensable ; quelques légers nuages, quelques faibles vapeurs ne doivent pas inquiéter. Leur présence ajoutera au contraire aux effets de l’aurore et du soleil levant. — Si vous craignez d’avoir froid à cheval pendant la nuit , mettez deux chemises, deux pantalons, deux paires de bas , rien de mieux pour se garantir du froid en toute' circonstance. — Tout étant ainsi disposé à l’avance, couchez-vous à 8 heures du soir; on vous réveillera en temps utile et vous vous trouverez bien d’avoir donné trois ou quatre heures au sommeil.
Si, esclave de la peur, de la paresse ou de l’indifférence, vous ne voulez point faire la course du Monné