‹ Bains et courses de Lunchon. Vrai guideChapitre 174 sur 208 · I.» De Luchon à la Saunere (page 43).. 15 m · texte numérisé non relu

I.» De Luchon à la Saunere (page 43).. 15 m

2,o De la Saunere à Cazaril I h.

Au-dessus du plateau de la Saunàrc on voit les cinq ou six maisons qui forment le sale

Ol’EIL ET BAROÜSSE. — 50. « COURSE.

hameau de Pavsas ; on doit le traverser pour prendre le petit chemin qui monte à Cazaril. Il se présente deux ou trois sentiers; il faut suivre celui qui toujours se rapproche le plus de Luchon. C’est du reste le plus frayé. On voit sans cesse la ville sous de nouveaux aspects ; là seulement on se fait une idée exacte de son impoi tance et de sa disposition. Le chemin se plie et se replie vingt fois. On est impatient d’atteindre le point qui sera parfaitement en face du cours d’Etigny; pour cela il faut arriver à une roche noire de graphischisle qui saillit au milieu du chemin. Arrêtez-vous là quelques momens pour bien voir Luchon, pour distinguer le groupe des guides au premier bout de l’allée, pour reconnaître les jolies baigneuses qui promèneiU sur le cours leur oisive coquetterie et celles qui au bras de cavaliers aimables s’oublient dans de doux entretiens sur l’allée solitaire des veuves.

Avant d’arriver à Cazaril , belle vue vers le port de Yenasque : on reconnaît de gauche à droite les montagnes du port de laPicade : la Fraîche, la Pique, Sajus et Baliran. — Plus on marche , plus on doute qu’un village puisse se trouver

CASTEL1ÎLA1NCAT.

au milieu des î-oches abruptes qu ou ne cesse d’avoir devant soi. On se croit égaré dans une fausse route. Cependant on arrive enfin au triste village de Cazaril où rien ne peut assurément exciter la curiosité. On se porte bien vile vers l’église dont le site plus pittoresque est aussi plus grùcieux. On recherche deux pierres antiques , incrustées à l’extérieur dans le bas du mui ; mais après de vains efforts pour rien comprendre aux caractères celtiques, arabes, ou plutôt même romans , dont elles sont chargées , on reporte ses yeux et sa pensée sur la belle nature qui montre tout autour ses grâces et sa magnificence.

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