Les quinze Lacs. — Voyage pédestre pé
nible et difficile, 2 à 3 jours.
f.re COIRSE. — LA SAUNJËRE.
( Petite promenade , 30 11 50 miaules aller et retour. )
Un quart d heure au petit pas suffit pour arriver au but de cette promenade. Elle est trèssilencieuse. On est renfermé entre les monta-
LE LARBOUST. — l.re COURSE.
gnes de Cazai'il et de Superbagnères, et encore caché sous le dôme des sycomores; c’est l’allée des Soupirs. Le soir elle est très-obscure... N’y venez pas ma jeune amie vous qui craignez encore les dents du loup, les griffes du renard, ou la morsure d’un doux entretien... Mais dans le jour vous visiterez sans crainte, à droite dans la prairie, soit la petite scierie de marbre fort négligée jusqu’ici et qui sert de caserne au détachement cantonné à Luchon , soit le petit chàteaud’eau de Bagnères établi, comme celui de Toulouse, par notre mécanicien célèbre M. Abadie, mais sur de bien petites proportions ; si petites que ce n’est vraiment rien qu’une prise d’eau soumise à un filtre très-simple et qui ne saurait exciter la moindre curiosité. Au reste, il n’en fallait pas davantage pour le service des fontaines de Luchon, et par le temps qui court il est assez rare que MM. les Ingénieurs visent à des constructions économiques et modestes, pour que celle-là mérite d’ètre signalée précisément sous ce point de vue.
Le double rang de sorbiers des oiseaux aux belles grappes rouges vous accompagne jusqu’au pont des soupirs. N’arrêtez pas là votre prome-
LA SAUNÈRE.
nadc. Traversez le pont, suivez encore la route quelques instans jusqu’au premier tournant; c est là le plateau de la Saunèrc. Tournez-vous vers Luchon et jouissez du beau coup-d’œil que procure cette position élevée.
ISSsioIre Jmüiclaire. — • C’est là d’ailleurs que venait se placer , sous un léger abri et sur une roche maintenant détruite par les travaux de la route , le juge (le bailli de Fronsac, chef-lieu du Commingcs), qui, à intervalles périodiques , venait rendre la justice aux habitans du pays Luchonais. Il y avait loin de ce tribunal en plein vent à nos palais de justice qu’on ne sait plus construire assez magnifiques, assez ruineux poui le pays, et il y avait loin aussi des plaidoiries en usage dans cette cour, aux belles et savantes discussions de nos avocats modernes. Du moins on perdait peu de temps en formes de procédure et en éloquentes déclamations. Le demandeur exposait le grief de son client et déclarait le chiffre des dommages auxquels il croyait pouvoir prétendre.
je n’ose redire les trois ou quatre mots qui formaient
d’habitude toute la réplique de l’avocat défendeur. Tout ce que j’en laisserai transpirer , c’est qu’ils n’étaient pas du tout à l’eau de roses. — Dans V Itinéraire de la grande tournée des Sains je cite a Saint-Savin un exemple plus curieux encore de la manière dont se rendait la justice à cette époque. Là , le juge ordonnait habituellement que la contestation serait vidée à coups de bâtons ; et c’était l’avocat qui défendait encore jusqu’au bout les intérêts de son client.
LE LARBOUST. 2.e COURSE.
£.e COIIUSK. CHAPELLE S.'-AVENTIN.
Promenade après déjeuner, a pied, a cheval, en voiture.
2 heures , aller et retour , au pas de marche ; 4 heures au pas de promenade. — [Nulle précaution particulière.