PORT DE VENASQUE
qu’il doit porter aux daines , même aux messieurs. Lunette, souliers de montagnes; l’on peut s’en passer; mais, un ciel pur , un soleil ardent, pour doubler l’eflet des glaciers, sont absolument indispensables. Faire cette course par un temps nuageux, c’est s’imposer une dure fatigue sans en recueillir les fruits : c’est subir toute la peine et renoncer au plaisir.
F«*ra-l-il Dean ? — Il est facile à Ludion de prévoir, des le matin , mais toutefois apres le soleil levé , si l’on peut compter spr un beau jour. Regardez, du bout de l’allée des Bains , les montagnes du port de Vénasque. Leurs aiguilles nues se détachent-elles nettement sur un ciel d’azur? c’est signe d’une belle journée. Voyez-vous, au contraire, des nuages, meme de simples brouillards envelopper ces pointes rocheuses? vous trouverez presque toujours les mêmes voiles devant les magnifiques tableaux que recèlent le port de Vénasque et celui de la Picade ; alors je vous conseille de choisir une autre course. Mais faut-il s’effrayer tout autant des brouillards et des nuages qui se montreraient à un niveau moins élevé que les aiguilles du port ? Non, si celles-ci sont libres et nues, partez sans crainte.
I1ABCUE. — l.o De Luchon à la
tour Castelviel ( V. page 123)... 40 m.
Laissez pour une autre occasion la visite de la tour. Qu’il vous suffise de lui consacrer en passant un regard et une pensée.