De le tour à 1e fonteiee ferrugineuse.. 15 m
A peine a-l-on dépassé la tour, on voit, il eauchc , un petit sentier fermé sur la route par une claire-voie. Descender-le avec précaution jusqu’au bord du torrent. 11 conduit à la précieuse fontaine, très-reconnaissable au dépôt qu elle forme. Vous y trouvera le plus souvent l’une des filles d’Elgarot, le propriétaire de la source et du pré : elle se lient à la source pour recevoir la petite rétribution des buveurs^ Cachée derrière ce rocher sauvage, au bord de sa très-petite source, on dirait la nympie de la fontaine. - Remarquer la roche d ou s’échappe cette eau bienfaisante, c’est une 9»'gyne piritifén , la même qui forme lobelmuc "ah*U, dans le vallon de Burbe. Les pyrites disséminées dans la roche expliquent la présence et l’origine de cette eau ferrugineuse
^ En' remontant a gauche , au-dessus de la fontaine un petit sentier vous conduit sur un banc ménagé dans la pierre. On voit e la dans le torrent, une belle chute , au mdieu
encadrement de roche et de verdure dont 1 en
semble forme un tableau délicieux.
VALLEE DU LYS
Pour rentrer à Luclion, il faut remonter par le1 même sentier. Il paraîtra beaucoup moins rude et moins pénible, si l’on saisit cette bonne occasion de recueillir les jolies fleurs qui abondent dans la prairie et surtout dans le bois près de la fontaine. En un clin-d'œil on aura fait un délicieux bouquet, car ces petites fleurs des bois et des prés ont bien aussi leur charme et leur parfum.
f8.e COURSE. — VALLÉE DU LYS.
Petite course de vallée 6 a 7 heures. — On peut la faire en 4 heures si l’on veut galoper toujours et renoncer a voir les détails et les curiosités de cette course.
DÉPART. — Un jour brumeux suffit pour cette course, quoiqu’on doive perdre alors le bel aspect des glaciers de Crabioules ; on les reverra dans quelqu’autre course. Il suffit de partir à onze heures , sans autre précaution qu’une bonne chaussure.
La vallée du Lys aussi bien que les gorges et les vallons qui en dépendent offrent ensemble un caractère spécial , que rien n’égale dans le reste des Pyrénées. C’est le très-grand nombre de cascades qu’on y rencontre sur tous les points. Or, au milieu des montagnes, rien ne se présente plus animé; plus vivant qu’une cascade.
ROUTE D’ESPAGNE. — 18. c COURSE.
Les consacrer au souvenir de ceux qui ont quelque page acquise dans l’histoire de la localité ou dans celle de la chaîne entière, c’est remplir le devoir le plus simple, le plus sacré, celui de la reconnaissance. C’est élever aux hommes qui les ont mérités des monumens gracieux, durables, dont la nature fait tous les frais, les seuls que puisse se permettre le pauvre habitant des montagnes. J’ai donc voulu simplement me faire ici l’interprète de la pensée des Luchonnais en consacrant les cascades de la vallée du Lys aux hommes qui ont le plus illustré les Pyrénées et particulièrement à ceux qui ont le plus contribué à accréditer les thermes de Luchon.
Peu de villes ont comme Toulouse une grande salle des hommes illustres au Capitole. Peu de bains auront une galerie de cascades illustres aussi riche que celle de Luchon dans la vallée , les gorges et les vallons du Lys.
MARCHE» — I.° De Luchon à Castelviel 45 m .
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