‹ Bajazet; tragédieChapitre 155 sur 161 · Tout à fait prosaïque · texte numérisé non relu

Tout à fait prosaïque

4. « Ce vers répond parfaitement à la critique de M"»« de Sévigné qui dit qu'on n'entre point dans les motifs de cette grande tuerie : on y entre parfaitement^ et il est naturel qu'Amurat, se défiant de Roxane et de Bajazet^ ait donné l'ordre de les faire mourir tous deux. » (Geoffroy.)

La conduite du sultan Amurat est claire. Après son départ et l'ordre laissé à Roxane, il a envoyé un premier message : Tuez Bajazet. Le messager n'a pas reparu. Amurat se doute qu'on lui a désobéi. Second message : Tuez Bajazet et Roxane avec lui. (Cf. vers 1681.)

Toute l'histoire des Turcs est dans ces misérables querelles de femmes, d'eunuques et de vizirs, dij^es occupations d'une race déjà éteinte. « Après le premier essor de la conquête où le fanatisme religieux a puissamment secondé

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Lui-même, d'aussi loin qu'il nous a vus paraître :

« Adorez, a-t-il dit, Tordre de votre maître * ;

« De son auguste seing reconnaissez les traits 2, 1685

« Perfides, et sortez de ce sacré palais 3. »

A ce discours, laissant la Sultane expirante,

Il a marché vers nous; et d'une main sanglante,

Il nous a déployé Tordre dont Amurat

Autorise ce monstre à ce double attentat. 1690

Mais, Seigneur, sans vouloir Técouter d'avantage,

Transportés à la fois de douleur et de rage *,

Nos bras impatients ont puni son forfait s,

Et vengé dans son sang la mort de Bajazet.

ATALIDE

ACOMAT

Que dis-tu?

OSMIN

Bajazet est sans vie. 1695

L'ignoriez-vous?

ATALIDE

O ciel !

OSMIN

Son amante en furie ^, Près de ces lieux, Seigneur, craignant votre secours, Avait au nœud fatal abandonné ses jours.

leurs entreprises, les Turcs se sont vus immédiatement frappés de décadence. Derniers venus des grandes races européennes, ils seront les premiers à dispa* raitre d'un continent où ils n'ont jamais su s'organiser pour la vie. » (G. Charmes, la Situation de ta Turquie^ Revue des Deux-Mondes, 15 octobre 1881.)

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