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LE PERE
Oui, ton idée est grande et me transporte, Et quand tu m" auras dit ce que ça te rapporte....
BALDUS Le plaisir de les faire!...
LE PÈRE
Et c'est tout ?
BALDUS
Non, la joie D'être sûr qu'en chantant mon pays, je m'emploie A l'aimer, hautemeitt, comme il veut être aimé!
KLAAS Et nous ?
BALDUS
C'est de l'argent que vous lui réclame:^! Vous ne connaisse!^ pas de plus fière allégresse Que celle de compter vos sous!...
KLAAS
Tais-toi, ribaud !
Si c'est par notice argent que le pays s'engraisse, Nous le Jerons plus gras. . . .
BALDUS
Moi, je le fais plus beau !
JAKOB, furieux.
Mais il se fout de tes chansons!
DES VOIX
Très bien !
JAKOB
Fais-en Jusqu'au jour d'en crever, et tu n'auras rien fait Pour lui! C'est nous, nous les patrons, les artisans. Les plus humbles foulons, les moindres po7^tefaix. Qui l'aimons!
LE PÈRE
Bien !
DES VOIX
Très bien !
JAKOB
Un graisseur de calandre Fait cent fois plus que toi pour V amour de la Flandre! Son travail est du moins utile, s'il se tait ! Toi tu chantes ! Mais c'est comme si tu chantais !
DES VOIX Très bien Jakob !
BALDUS
Tai dit
DES VOIX Asse^ !
BALDUS
Combien je vante
Ce travail.
JAKOB En chantant!
BALDUS, exaspéré,
Mais oui. Je rai chanté!
Et c'est par ces chansons gui resteront vivantes Que l'on saura plus tard que vous ave\ été !. . .
JAKOB On saura que tu fus un fainéant!
KLAAS '
D'ailleurs Nous chantons mieux que toi! Des couplets bien meilleurs Que les tiens!
BALDUS Maître....
DES VOIX
Asse^l Asse^f
LE PÈRE, riant,
Que puis- je, hélas ?
Convaincs-les, mon ami !
KLAAS, à tue-tête,
Chanson de Pieter Jas .
Pieter Jas a trois cochons. . . .