IV ENCYCLOPEDIE SCIENTIFIQUE
que vaille, dans le cadre de théories, plus ou moins séduisantes, conçues a priori^ mais de plier la théorie à toutes les exigences du fait ; il ne s'agit pas de forger des exemples destinés à illustrer et à éclairer l'exposé de telle ou telle théorie (comme cela se rencontre dans les Traités de Mécanique rationnelle où une telle manière de faire est, vu le but poursuivi, parfaitement légitime), mais de tirer de la théorie toutes les ressources qu'elle peut ofl'rir pour surmonter les difficultés qui résultent de la nature même des choses.
Quand les problèmes sont ainsi posés, ils ne se prêtent généralement pas à des solutions aboutissant directement à des formules simples et élégantes ; ils forcent à suivre la voie plus pénible des approximations successives; mais définir par une première approximation l'allure générale d'un phénomène, puis, par un effort sans cesse renouvelé, arriver à le serrer de plus en plus près, en se rendant compte, à chaque instant, de l'écartement des limites entre lesquelles on est parvenu à le renfermer, c'est bel et bien faire œuvre de science; et c'est pourquoi, dans une Encyclopédie qui, comme son titre l'indique, est, avant tout, scientifique, la Mécanique appliquée a sa place marquée au même titre que la Mécanique rationnelle.
La seconde moitié de la Bibliothèque est réservée aux divers arts techniques dont rensemble constitue ce qu'on est ordinairement convenu d'appeler le Géme tant civil que militaire * et maritime.
* Le moi étant pris dans sa plus large acception et s'étendant tout aussi bien à la technique de V Artillerie qu'à l'ensemble de celles qui sont plus particulièrement du ressort de l'arme à laquelle on applique le nom de Génie.