LE SONNET DES MÉCHANTS
Avez-vous observé que les méchants sont laids? C'est le signe, il est sûr et 1rs fait reconnaître : Le Mal laisse sa tare à tout ce qu'il pénètre ; Eh bien, je suis de ceux qui disent : plaignons-les.
Riche ou pauvre, dans le taudis ou le palais, Nul homme n'est celui «[u'il eût choisi de naître, Mais, quel que soil le moule où l'amour souffle un être, L'atavisme n'a pas la hjdeur dans ses legs.
Qui vous déforme ainsi, malheureux? C'est la vie, La débauche ou l'orgueil, L'avarice, l'envie, Et surlout la misère, iniquité des dieux.
J'aime à restituer sur les têtes infâmes Les traits oblitérés des enfants radieux One leurs mères ont lanl aimés, les pauvres femmes !