‹ Ballades et sonnetsChapitre 51 sur 101 · BALLADE DE VILLON A LA VJERGE MARIE · texte numérisé non relu

BALLADE DE VILLON A LA VJERGE MARIE

Sur cette vieille abaisse ta prunelle ; Je suis son fils et jamais je ne sus Pour quel péché j'ai pu germer en elle, Mauclerc des lois, et mécréant des us, Si c'était tout encor, poète en sus !

Puisqu'il n'est blé qu'au crible on ne le blute Passe Terreur au compte d'un lapsus ; Oue de Paris t'en monte l'air de flûte.

Près de la rive où fut la Tour de Nesle,

Ta cathédrale, abri des nids moussus,

De l'angélus tintait la ritournelle

Quand, dans le lit dont les draps sont tissus

Du même lin que la robe à Nessus,

Je lui tombai comme d'une volute

Le Saint-Esprit au milieu des bossus;

Oue de Paris t'en monte l'air de flûte !

ENVOI

Reine, un rimeuresl un pauvre Crésus :

Du val de pleursque le Mont-Blanc talute Tous les concerts de gloire lu les eus, Que de Paris t'en monte l'air de flûte !

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