‹ Ballades et sonnetsChapitre 54 sur 101 · BALLADE DES JOYEUX COMPAGNONS PERDUS · texte numérisé non relu

BALLADE DES JOYEUX COMPAGNONS PERDUS

Le souvenir m'étreint comme un remords Des compagnons perdus de ma jeunesse; Plus débridés que des poulains sans mors Je les menais, selon le droit d'aînesse, Comme un piqueur une chasse à Gonesse.

Oh! qu';'i l'appel il défaille de noms! Mais le tympan me tinte aux tympanons Dont nous sonnions, en forêt comme en plaine, Gais Des Grieux de volages Mimons, L'absence d'or dont la bourse étail pleine.

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C'était le temps où Monsieur de Camors Etait « celui qu'il faut que l'on connaisse » Comme à présent c'est Panhard ou bien Mors, Et de la gloire, unique patronnesse, Le moins épris rendait un Vandenesse.

Oui l'eut fait croire alors aux plus ânons Que notre nef fut sans Agamemnons, Qu'on y riait du rire de Gwinplaine Et qu'on allait régler par les canons L'absence d'or dont la Bourse était pleine!

J'ai cette idée et point je n'en démords, S'il n'est prouvé que, défunt, on renaisse, Que les malins du groupe sont les morts ; Aux survivants n'ayant eu leur finesse Sénilité verse son lait d'ânesse; Les mieux portants rêvent en cabanons Qu'ils sonl logés en de biens Trianons Dont une fée est dame chapelaine Kl les ingrats détractenl en Zénons L'absence d'or donl la bourse était pleine.

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ENVOI

Prince, à vieux singe il n'est plus de guenons Las ! des Vénus, Minerves el Junons Le ceinturon qui boucle la souple aine Est clos pour nous, mais nous entretenons L'absence d'or dont la bourse était pleine.

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