‹ Ballades et sonnetsChapitre 67 sur 101 · BALLADE EN L'HONNEUR DE L'AVENUE DES TERNES · texte numérisé non relu

BALLADE EN L'HONNEUR DE L'AVENUE DES TERNES

Provincial, Paris a ses provinces Qu'il appelait autrefois ses faubourgs.

A Vaugirard il faudrait «pie tu vinsses ! Surie mon! Martre il reste des labours. Moi que voici, j'ai cueilli <les rambours, En mon enfance, aux boulevards externes, Et j'ai joué ilans les topinambours Sur l'avenue innocente des Ternes.

BALLADE EN L'HONNEUR DE l'.WENI'E DES TERNES 173

Du Grand Hôtel au Passage des Princes Vont les rastas, beaux comme des Terburgs, Sanglés, tirés à quatre épingles, minces, Vêtus de soie ou plutôt de ses bours ; Gare à ces grecs tirés de noms de bourgs! Les bons Ternois se couchent sans lanternes, Près des fortifs, école des tambours, Sur l'avenue innocente des Ternes.

Quartier charmant, je voudrais que tu tinsses Le premier rang ! Mais tout marche au rebours Et l'écrevisse avance par les pinces !

Des odéons masquent des luxembourgs :

Au Transvaal les lâches sont les Boërs, Et l'on va voir des sites subalternes Au lieu d'aller, sans guide et sans débours, Sur l'avenue innocente des Ternes !

ENVOI

Prince, parmi la viorne et l'aubours, Lorsque la ville y braquait ses poternes J'ai bégayé mes premiers calembours S ni- l'avenue innocente des Ternes.

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