‹ Ballades et sonnetsChapitre 80 sur 101 · BALLADE GAGEURE · texte numérisé non relu

BALLADE GAGEURE

Enfants du Celte ou de l'Aulerque Dont César brûla les forêts De Marseille jusqu'à Dunkerque Pour en faire un vaste marais D'où, chassé par l'art de Cérès, S'est enfui l'oiseau macrocerque, Qui l'eût dit que je pleurerais Le surintendant Nieuwerkerke !

Prêtre de Pan, vulgo : luperque,

Je dispute mes intérêts

— Au quinzième, on disait : j'alterque —

A des tas de coupe-jarrets

Fous d'or et d'autres minerais

Cachés sous le ciste ou la lerque :

Ah ! plutôt que ces Turcarets

Le surintendant Nieuwerkerke !

Tels les bûcherons de leur herque

Alignent dans le Vivarais

Les fagots où le cysticerque

[Coléoptère] et les tarets

Font l'office de cent forets.

Rimeurs, pauvres moutons qu'on terque,

Pleurons devant les cabarets

Le surintendant Nieuwerkerke !

ENVOI

Infante, tes gens à bérets Sont trop fiers de leur Albuquerque Nous eûmes aux jours guillerets Le surintendant Nieuwerkerke !

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