‹ Ballades et sonnetsChapitre 9 sur 101 · BALLADE AU SAINT-ESPRIT · texte numérisé non relu

BALLADE AU SAINT-ESPRIT

Oiseau divin qui du Christ es le père

Et dont le nom : « Esprit » fixe en tout lieu

La différence et le point de repère

Où l'arbre à fruits se distingue du pieu,

Écoute, dieu de la plume, mon dieu !

Nous souffrons trop, nos âmes sont minées;

Voltige un peu parmi les cheminées

Où sont les nids de paille que tu sais,

Et, nos douleurs étanl examinées,

Prends à pitié les écrivains français !

Au Paradis, ce sublime et prospère

Département qui n'a pas de chef-lieu, Ramier, bats moins des ailes et tempère Le roucoulis que tu fais au milieu De saint Joseph, la Madone et son fieu. Ce bel enfant, grâce aux lois fulminées, Mourut pour tous, même les graminées :

Quoi nous revient, à nous, de son décès ? Voyant, les parts si mal déterminées Prends à pitié les écrivains français.

Alérion, comme sur la vipère

Plane et t'abats sur le vaste hôtel-dieu

Où le porte épuisé désespère

De ces copains, rentes par le bon dieu,

Saint Jean, saint Marc, saint Luc etsaint Mathieu

Sous les villas de joie illuminées

Nous mastiquons des choses ruminé

Par les gésiers des éternels sarceys,

El nous buvons des eaux contamina

Prends à p i t i » ■ les écrivains français 1

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