BALLADE AU SAINT-ESPRIT
Oiseau divin qui du Christ es le père
Et dont le nom : « Esprit » fixe en tout lieu
La différence et le point de repère
Où l'arbre à fruits se distingue du pieu,
Écoute, dieu de la plume, mon dieu !
Nous souffrons trop, nos âmes sont minées;
Voltige un peu parmi les cheminées
Où sont les nids de paille que tu sais,
Et, nos douleurs étanl examinées,
Prends à pitié les écrivains français !
Au Paradis, ce sublime et prospère
Département qui n'a pas de chef-lieu, Ramier, bats moins des ailes et tempère Le roucoulis que tu fais au milieu De saint Joseph, la Madone et son fieu. Ce bel enfant, grâce aux lois fulminées, Mourut pour tous, même les graminées :
Quoi nous revient, à nous, de son décès ? Voyant, les parts si mal déterminées Prends à pitié les écrivains français.
Alérion, comme sur la vipère
Plane et t'abats sur le vaste hôtel-dieu
Où le porte épuisé désespère
De ces copains, rentes par le bon dieu,
Saint Jean, saint Marc, saint Luc etsaint Mathieu
Sous les villas de joie illuminées
Nous mastiquons des choses ruminé
Par les gésiers des éternels sarceys,
El nous buvons des eaux contamina
Prends à p i t i » ■ les écrivains français 1