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HAUBANAGE SPECIAL

SYSTKME DE BALLONNET COMPENSATEUR A AIR ET APPAREIL TÉLÉPHONIQUE ET TÉLÉGRAPHIQUE DANS LES SPIRES

DU CABLE d'ascension

La pratique a démontré que la principale dépense journalière consistait dans la perte d'hydrogène éprouvée par l'appendice ou soupape de sûreté de l'aérostat, sous l'influence de la dilatation produite par les effets solaires et par la dépression barométrique, sur le gaz contenu dans l'enveloppe pendant les premières ascensions qui précèdent et suivent le passage du soleil au zénith.

Le phénomène contraire par condensation ayant lieu également en sens inverse, pendant la nuit et quelquefois même pendant le jour, sous l'influence réfrigérante des nuages et de la pluie, amène la déformation de la sphère aérostatique.

Il s'ensuit que, pour maintenir le ballon rigide de façon à lui permettre de résister à une poussée de vent violent,

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il faut lui conserver intérieurement une pression suffisante pour s'opposer à toute déformation possible; d'oùrinconvénient coûteux consistant à y introduire sciemment de rhydrogène,Ia nuit et quelquefois le jour, avec la conviction formelle d'avoir à le perdre inutilement aux premiers rayons solaires qui suivent.

L'application d'une poche à air compensatrice placée

intérieurement à la partie inférieure de l'aérostat permet

de parer à ce grave inconvénient. Il suffit, en effet, d'envoyer

de l'air dans le ballonnetnEaiBajBBBnn ventilateur actionné y^-^^^^/t^ ^^^^^^y*\

â^ (fû par un petit cheval-vapeur indépendant, pour maintenir

/ une pression bien égale dans la sphère, de façon à la rendre \^L ^^ h

absolument indéformable, même sous une poussée de vent ^^*^ ^^^^^^Çg^d de 4o mètres par seconde de vitesse propre ; cette poche à air ayant HBhÉBHOBgBnflt une soupape particulière, il devient possible d'en régler la pression en rapport des efforts que l'on peut redouter, quels qu'ils soient.

L'îiir contenu dans le ballonnet s'échappe extérieurement pendant les ascensions par le pendentif à clapet de retenue et le gaz qui vient le remplacer trouve facilement le jeu nécessaire à sa dilatation pour une dépression barométrique égale à i .000 mètres d'altitude ; car la capacité de ce dernier, qui est de 1/6® du volume de l'aérostat, serait encore suffisante pour parer en plus à un écart thermométrique du jour à la nuit pouvant être compris par environ 20 degrés centigrades.

Donc économie constante et sûreté très grande pour le maintien de l'appareil par gros temps; j'ai du reste complété le système de compensateur qui précède, par un nouveau genre de haubanage équalorial à double effet, qui en augmente la valeur et peut faire considérer l'aérostat sur

ses amarres comme tellement stable qu'il est permis de l'admettre comme un solide de construction.

Le cordage d'ascension porterait encastré dans les gorges ou spires formées par le câblage trois fils télégraphiques communiquant par les tourillons du treuil avec un bureau récepteur : il sera donc facile et très agréable pour les ascensionnistes de pouvoir correspondre avec tout le réseau et d'envoyer de leurs nouvelles d'une altitude de i.ooo mètres au-dessus du commun des mortels.

Ces conducteurs électriques seraient en plus spécialement affectés à l'éclairage de la nacelle et de l'aérostat pendant les ascensions de nuit, en desservant des lampes à arc de très grande puissance à réflecteur mobile, et je laisse à penser l'effet produit sur le public de Paris par l'envoi de ces rayons lumineux d'un kilomètre de hauteur à des distances variables qu'il ne me paraît pas facile de déterminer comme étendue, faute de précédent.

Le système circulaire de débrayage instantané des engins d'arrêt placés dans les soutes de la nacelle et dont j'ai déjà parlé complète l'ensemble des modifications que j'ai cru devoir apporter à l'invention de mon cher et honoré maître Henry Giffard.

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