HAUTEUR MAXIMUM ATTEINTE EN CAS D'ASCENSION LIBRE
Il ne faudrait pas s'émotionner du reste outre mesure si un pareil accident arrivait, car les heureux mortels qui se trouveraient à bord en seraient quittes pour une ascension libre ordinaire en nombreuse compagnie; et afin de les rassurer par avance, je vais essayer de leur démontrer ce qui se produirait en pareil cas, même en admettant le cordage détaché de son dynamomètre, c'est-à-dire en supposant i6.oookilogr. d'effortascensionnel effectifsur le ballon au moment du départ.
Cette supposition donne en mètres cubes d'hydrogène :
—r-: — r— == lo.Qio mètres.
D'autre part on trouve que la vitesse de poussée de Pair nécessaire pour produire cet effort sur l'aérostat serait au maximum de i8 mètres par seconde. Cette vitesse est donc celle qu'il posséderait pendant la première seconde s'il quittait le câble, abstraction faite de la force d'inertie à vaincre pour eutraîner l'appareil.
Il ne nous reste plus qu'à connaître la hauteur absolue qui sera atteinte au moment où le ballon se trouvera en équilibre dans l'atmosphère , c'est-à-dire quand les i3.9î3 mètres d'hydrogène auront été rejetés par l'appendice automatique inférieur sous l'influence de la dilatation produite par la dépression barométrique.
Le cube théorique du ballon étant de 67.906 mètres et le vide à laisser dans le ballonnet à air pour atteindre les i.ooo mètres d'altitude pendant les ascensions captives sans perte de gaz ressortant par environ 6.369 mètres:
Soit pour le volume gazeux contenu dans l'enveloppe à terre :