‹ Ballons, dirigeables et aéroplanesChapitre 5 sur 35 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le problème de la navigation aérienne consiste à réaliser un appareil pouvant se soutenir au milieu de l'air et se diriger à volonté h travers l'atmosphère dans laquelle il est immergé.

La solution de ce problème a toujours tenté Taudace ou l'ingéniosité des hommes; mais ce n'est qu'en l'année 1783 que la première solution en fut donnée par les frères Montgolfier, d'Annonay. Depuis ce temps-là, cent vingt-cinq ans se sont écoulés, dont les trente derniers ont va se réaliser des progrès extraordinaires.

Pour s'élever dans les airs, on peut se baser sur des principes très différents :

l** On peut essayer de réaliser ou d'imiter le mécanisme et la structure de l'oiseau, naturellement plus lourd que l'air, mais qu'un puissant effort mécanique maintient et propulse en l'air, grâce à la

résistance même opposée par le milieu gazeux à de larges surfaces mobiles ;

2** On peut chercher à s'élever en réalisant, dans le milieu aérien, l'expérience du bouchon que Ton enfonce sous l'eau, en le maintenant entre les doigts, et qui, en vertu de sa légèreté spécifique, remonte de lui-môme à la surface dès qu'on l'abandonne ;

3° Il y a enfin une solution mixte, consistant à demander au fluide ambiant une poussée sustentatrice, comme dans le second cas, mais à y joindre des appareils mécaniques utilisant la résistance de l'air pour obtenir la propulsion et la direction de l'appareil.

La première solution conduit à Vaviation, c'est-àdire à la construction d'appareils volants ou planants, mais plus lourds que Vair dans lequel ils sont appelés à se mouvoir.

La seconde solution est celle des ballons, gonflés soit d'air chaud, soit d'un gaz plus léger que l'air.

La troisième solution est celle des dirigeables, constitués par un ballon sustentateur, muni d'un propulseur s'appuyant sur l'air dont il utilise la réaction.

Nous commencerons par l'étude des « ballons » proprement dits; nous passerons ensuite aux ballons « dirigeables », et nous terminerons enfin par le « plus lourd que l'air ».

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