SCENE 111 LANOIS, VICTOR
LANOIS
Décidément c'est un êire incorrigible : il nous faudra prendre une déterminalillion.
Qu'avez-vous, papa Lanois?
LANOIS.
J'ai. . j'ai que je suis votre contre-maître, que je dois prendre vos intérêts, et si un autre ouvrier que ce Balochard [louvait finir les armoiries qu'il a coninicncées. il y a long-temps que je l'aurais lemercilié.
VICTOR
Faut-être indulgent, papa Lanois... il parait ijue Balochard est père de famille, a ce qu'on m'a dit .. c'est un habile ouvrier, il ne faut pas lui ôter son pain.
LANOIS.
Ah! que \ous êtes bien le fils de votre père!... lui aussi avait un faible poui ce damné de Balochard... avec sa gaîté, ses chansons, sa guitare, il trouve moillien de vous entortillier.
VICTOR
Et de quoi nous plaignons-nous, mon bon Lanois"? rétablissement va bien, n est-ce pas?
LANOIS.
Ça, nous pouvons le dire... la voiture marche, le tilbury est lancé et la berline va comme sur des roulettes. Avec ça, mon cher monsieur Victor, un bon marilliage. et vous voila en bon chemin.
VICTOR
Ah ! oui, vous voulez me parlez de cette demoiselle Houdard si bien élevée, que mon oncle tient tant a me faire épouser... Voyez-vous, mon bra>c Lanois. entre nous j ai beau être à la lêie d'une bonne maison, je suis tils d'ouvrier, je m'en ressentirai toujours un peu... Je me méfie de ces éducations à la mode... tout ça, ça ne fait pas des femmes de ménage : on les élève comme pour épouser des pairs de France, et elles finissent par faire le malheur d'un excellent épicier.
Air : f^iiiidei'ille de l'Ëiii de six/ranit.
On leur enseigne la musique,
A olianU'rle ^r,ind opéra...
Ou leur apprend la g\ mnaslique.
HALOl.HARD.
La botanir|iie... etcxtcra...
On ne sait jias jusqu'où ça va I...
Tous ces talens, vous il'vez I' cnmpicnJii',
Sont peu flalleuis pour des maris...
Lorsiiu'on leur en a tant appris.
Ou n'a plus rien à le'.ir appren.lie