LA>01S
Une femme marilliée!
VICTOR
Fi donc 1 elle est trop jeune pourêtre leur mère. Il y a deux mois environ, une charrette manque d'écraser un de ces pauvres petits... heureusement j'arrive assez à temps pour le sauver... si vous eussiez vu la reconnaissance, l'émotion, les larmes de la pauvre jeune fille... Oh 1 elle était bien gentille, allez. . moi, je ne sais ce que j'éprouvais... mais je pleurais presque aussi; si bien que je suis resté là sans rien dire et sans même penser à lui demander son nom.
LANOIS.
De sorte que vous ignorez comment elle s'appelle?
VICTOR
Depuis ce temps-là elle passe tous les jours, par hasard... moi, par nasard aussi, je me trouve tous les jours .«ur la porte de mon magasin... je la salue, elle me rend ma politesse en rougissant.
LANOIS.
Et enfin?
VICTOR
Enfin je ne sais ce que ça deviendra, je ne sais pas si je l'aime. .. mais ce que je sais, c'est que je déteste encore plus M"'' Houdard.
LANOIS.
Jeune homme, jeune homme, je ne vous cache p.is mon inquilliélude... ces sortes de rencontres "ioiit souvent l'aurore d'une mésalliliance.
Où allez-vous chercher cela, Lanois? Si c'est la tille d'un bon marchand, d'un simple ouvrier honnête homme, travailleur., je ne vois pas là une mésalliance.
LANOIS.
Je ne suis que contre-maître; vous êtes bourgeois... je dois m'interdire toute autre réllexillion.
VICTOR
Je saurai qui elle est. . aujourd'hui même... J'ai chargé quelqu'un du quartier de me donner des renseignemens positifs.
LAWOIS.
Alors, nous saurons a quelle elassc de la so-
I ciliété p^t appartenir celte intéressante jeune personne.