SCENE YIII
Les SIêmes, LARMOYER.
LARMOYER, entrant, à lui-même.
M. Lanois m'a avancé cinquante-huit sous î je viens solder... [Reconnaissant sa femme.) Cœlina, au Moulin de beurre!... je suis frit!... COELINA, le prenant au collet.
Ah! te voilà, malheureux! scélérat! gueusard! libéré... tu veux donc me forcer au divorce?
LARMOYER
Épouse chérie... ne m'arrache pas mon faux col...
COELINA.
Mais que que t'as donc fait, qu'on t'a rais au corps de garde?...
ADRIENNE
Moa père n'est donc pas avec vous, monsieur Larmoyer?...
Elle regarde au fond.
LARMOYER, à Sa femme.
J'ai rien fait... à preuve , qu'on m'a relâché... Il n'y avait pas lieu à poursuivre... Le père Lanois a répondu pour moi... il m'avance cinquantehuit sous. [A Âiiricnnc.] Quant à Balochard, on l'a gardé, comme n'appartenant à aucun établissement, et vu que la casse le regarde , c'est trop juste...
ADRIENNE
Mon Dieu! comment donc faire?... Oh ! conduisez-moi auprès de lui... mon bon monsieur Larmoyer, je vous en prie...
COELINA.
Oui, au fait... qu'elle voie son père, cette enfant !... Où est c' t' imbécille de poste... oh! je bouscule le corps de garde, moi, d'abord !... [Entendant le roulement d'une voiture.) Qu'est-c' que c'est que ça?... une voiture?
LARMOYER
Un cabriolet compteur.
COELINA. I
Qui s'arrête ici!... ah! bah!... c'est 1' bour- |
geois... c'est M. Victor... Gambin est avec lui... |
ADIIIENNK. I
M. Victor!... ah! mon Dieu!... mais n'im- I
porte... je lui parlerai... j'espère qu'il ne nous re- I •"usera pas son secours.
COELINA, à Larmoyer. 1
Avance ici, toi!... !
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