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peintes, dominées toutes par celle de Louis XIV; ces figures reparaissent d'année en année, modifiées par Tâge ou les passions, par les petits ou grands événements du siècle, de sorte qu'en arrivant à la fin du livre le lecteur a la sensation, l'illusion d'avoir vécu la vie de toute une génération humaine. Balzac a voulu procéder de même et donner la même illusion.
Le procédé avait ses inconvénients. „
La réapparition trop fréquente de certains acteurs, dans la Comédie humaine^ ne va pas sans nous agacer un peu. Il est assez impatientant de voir la belle société éternellement représentée par les Vandenesse, Rastignac, Maxime de Trailles, M"° d'Espars, M^^ de Maufrigneuse, etc. Il y a chez Balzac des gens qu'on prend en grippe dès la première rencontre, entre autres le pédant Bianchon, et l'on se dispenserait bien de renouer connaissance.
En outre, chaque biographie se présente en un tel désordre et comporte tant de renvois, qu'il y a de quoi s'y perdre. Tel héros, au rebours de ceux que raillait Boileau, est barbon au premier volume et jeune homme au dernier; au tome II on assiste à son enterrement, et au tome III à son mariage. On a, de l'aveu même de Balzac, « le milieu d'une vie avant son commencement, le commencement après la fin, l'histoire de la mort avant celle de la naissance », — ce qui lui faisait dire en riant que la Comédie humaine avait besoin d'une « table des matières biographiques », et qu'un jour peut-être quelqu'un lui en ferait une *. Il ne pensait pas être si bon prophète. Ses adorateurs ont pris au sérieux cette boutade, et aujourd'hui la table existe. Elle a été