LES CONTES DROLATIQUES
Si je ne dis que peu de mots des Contes drolatiques, ce n'est pas que, à l'exemple de Lamartine, je regarde cette spirituelle et parfois profonde débauche d'esprit comme une œuvre cynique, écrite seulement pour « avoir un habit et du pain ».
Ainsi que le prouvent les espaces de temps écoulés entre les dates d'exécution des divers contes et plusieurs passages de la Correspondance de Balzac, ils ont dû être pour lui des récréations, des divertissements de ses études de penseur.
Il se délassait de la permanente tension de son cerveau par ce travail qui l'amusait et où il trouvait Toccasion d'étudier la belle langue française du seizième siècle, d'y chercher non seulement des mots expressifs, mais encore des tours de phrases ingénieux, de se livrer enfin à cette utile gymnastique de style, à laquelle il a dû en grande partie l'originalité de sa forme.
Au surplus la lecture de ces contes joyeux est fort amusante, et rien n'y est de nature à pervertir soit l'esprit, soit le cœur !