Bambusa sriptoria, Dennst, manque
60. Bambusa species. Nous avons recu de M. Bert de Lamarre à Trinidad, des souches d’un grand bambou à chaumes rubannés de j jaune et de vert, qu’il a recueillis chez lui.
Malheureusement ces souches qui avaient bien supporté la traversée ont été débarquées à Hambourg pendant le violent blizzard glacial de janvier 1907, et elles nous sont parvenues gelées Rise Nous. remercions M... Bert. de Lamarre de son amabilité et nous sommes persuadé que sans cette gelée intempestive, l'introduction eut été couronnée de succès. |
Gr. Bambusa Thouarsu, Kunth. Reçu en février 1905, mis en serre froide en octobre suivant, il n’a donné des chaumes nouveaux qu’en janvier 1907. Plusieurs chaumes de 15 à 20 milim. de diamètre se sont buttés à 5 mètres de hauteur au vitrage ; 1l a fallu les arrêter ; mais dans une serre plus vaste, ils eussent sans doute atteint 7 à 8 mètres de hauteur Ce développement, considérable pour le pre- . nier après une transplantation (1) confirme une observation que nous avons faite : quand on déplante un bambou traçant arrivé à sa pleine croissance, les premiers chaumes qu'il produit sont en moyenne, très faibles par vapport à ceux qu'il produmsait auparavant. Quand on déplante un bambou cespiteux en pleine force, les premiers chaumes qu’il émet sont, au contraire, d’une vigueur non pas ésale, mais approchant de celle des chaumes de l’année précédente. C’est à tel point que pour qu'un bambou traçant reprenne son maximum de vigueur, 1l faut 6, 8 ou 10 ans, selon les conditions, tandis qu'il n’en faut que 2, 3 ou 4 pour un cespiteux.
62. Bambusa vulgaris, Schrader, en serre tempérée. Deux gros chaumes écimés à 3 mètres, reçus en mai 1905, de Garavan où il venaient de subir une gelée de — 4° leur gril- Jant tout le feuillage, ont boudé pendant 22 mois avant de manifester le moindre signe de végétation. Puis, tout à coup en mars 1907, 1l ont émis des branches et la souche a développé des chaumes. En quelques mois, au lieu de
(1) Transplantation faite dans les plus mauvaises conditions. semble-t-il, La plante arrachée à Cannes le25 janvier, fut emballée sous pspier goudronné (hélas) ; elle nous parvint le 15 février ; le feuillage était entièrement perdu, moisi. Elle fut mise en caisse et laissée à la gelée pendant tout le reste de l'hiver, à titre d'expériences Néanmoins en juillet suivant elle était couverte jusqu’à la cime, c’est-à-dire jusqu’à 5 mètres de hauteur, d’un abondant et vigoureux feuillage. Nos observations dans le midi de la France et ces constatations nous portent à rerommander cette plante à l'attention de tous, et surtout de ceux qui habitent un climat où lu température ne descend pas au dessous de — 100 centigrades,
2 perches vertes, sans aucune feuille, nous avons obtenu un buisson touffu de près de 3 mètres de hauteur. Au printemps de 1908 de nouveaux chaumes se développent.