PRINCIF ES BE: CULTURE
Il résulte de ce qui précède que : 1° l'excès d'humidité du sol pendant l'hiver est très préjudiciable à presque toutes les espèces éssayées. Cependant 4: Japomea, te viridi-glaucescens, Ph. jlexucsa et surtout Ph. violascens font exception. Ce dernier s'est même montré plus résisen sol humide que partout ailleurs.
° Presque toutes les espèces soufirent beaucoup sie rire en sol incliné au Nord, parce qu’elles y poussent plus tard, avec plus de lenteur, et que les tüigeswssome moins aoûtées. Ce fai: met en lumière l'influence considérable de la chaleur de iond:; car, sur versantalesese ment incliné au Nord, l'insolation du feuillage est la même qu'ailleurs, mais le sol s’y échaufie moins. Cette différence quis applique à la partie souterraine seulement a cependant une répercussion évidente et considérable sur la v égétation aérienne, tant sous le rapport de la vigueur et de la rapidité de croissance que pour sa résistance aux intempéries. Par cons :quent, plus un climat est chaud en été, c'est-à-dire plus lc sol es! échauité pendant la période de pousse, et plus les plantes acquerront de résistaneerà la gelée. Pour augmenter la vigueur et la résistance des bambous, il faut donc favoriser par tous moyens la chaleur
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de fond. 3° [1 est évident que pour chaque tige le premier hiver est bien plus à redouter que les suivants, parce que généralement en Belgique elles poussent tard et n'ont pas le temps de terminer leur évolution pendant notre été court et froid. 4° Nous avons constaté que tout l’intérieur — feuilles et branches — de nos massifs étendus et compacts a bien plus souffert que leur extérieur, ou que l'ensemble des plantes de peu d’étendue. Ceci nous conduit à énoncer le principe de culture suivant : Une plantation de bambous doit étre tenue assez claire pour que le soleil puisse en atteindre et mûrir tout le feuillage. Il faut donc s'attacher à créer des futaies claires et non des fourrés denses. Il faut cependant que les rayons du soleil n’attei- “em pas tie Sol'aux pieds des tiges. Pour arriver à ce résultat, l’éclaircissage des futaies de bambous s'impose en Belgique comme au Japon, et comme partout. Cette opération comprend : A) l'abattage de toute tige âgée de plus de cinq ans ; B) la suppression de tous les turions faibles, ou trop rapprochés les uns des autres, ou trop tardiis. Cette suppression doit être pratiquée quand les plantes tracent depuis 2 ou > ans ; jamais avant. Il faut enlever les jeunes turicens dès leur apparition, afin de concentrer aussitôt que possible toute l'énergie de la plante sur les chaumes que l'on laisse pousser. Ce n’est que par l'observation stricte de cette règle que l’on parviendra à obtenir de grands chaumes en Belgique : une plante abandonnée à elle-même n'y tardera guère à maniester des signes de décadence.
Le coup de froid de janvier-février 1907 est le plus intense et le plus long que nous ayons enregistré depuis l'hiver 1894-95. Il nous permet donc d'apporter de nouveaux éléments au classement des trente espèces que nous cultivons en pleine terre.
1% GROUPE. Plantes qui, ne craignant pas un sol humide même pendant l'hiver, n’ont pas perdu de feuilles sur les chaumes âgés de plus d'un an, et dont les tiges poussées en ;906 n'ont pas perdu de rameaux.
Ph. flexucsa, violascens, viridi-glaucescens ; À. Japonica ; Sasa paniculata nebulosa, albo-marginata minor, Sasa borealis. Ph. violascens exige même un sol humide pour acquérir toute sa résistance au Îroid.
2me GROUPE. Plantes préférant, ou exigeant, un sol sec
vendant l'hiver, qui se sont montrées d'une résistance éoate à celle du 1#éroupe.
Th. bambusoides { Quilioi), puberula et ses variétés {Henoni, Boryana, fulva, nigra, nigra-punctata), pubescens, Sulphurea,aurea; À.nitida, ruscifolia, macrosperma.
3% GROUPE. Plantes qui, préférant un sol sec pendant l'hiver, ont perdu une faible partie de leur feuillage sur les tiges âgées de plus d’un an, et parfois des rameaux des tiges poussées en 1906. |
Ph. pubescens var. heterocycla, mitis, A. fastuosa, Sunon: et ses variétés, 2agashima, nana.
4" GROUPE. Plantes qui, en terrain sec, ont euvteur feuillage assez fortement endommagé par la gelée.
Ph. barbusoides-var. Castiulloni; A. auricoma, dis-
ficha, pygmaea ; Sasa tessellata.
Les autres espèces ont eu, non-seulement le feuillage, mais même au moins une partie des chaumes gelés ; leur
culture n’est donc pas à conseiller en plein air en Bel
gique ; par exemple : À. Fortunei, marmorea, anceps; BP. quadrangularis.
NOT FES" DIOECGETOURS
OBSERVATIONS sur la floraison de M/axullaria luteo-alba. Nous possédons une plante de cette orchidée depuis environ 10 ans; elle n’a pas cessé de prospérer et de pousser très vigoureusement ; cependant la iloraison en a été très irrépulière.
1° En février 1901, nous avons observé une première floraison ; la touile s’est couverte de 27 grandes fleurs au parfum délicieux. Au cours des années suivantes, malgré une végétation excellente et des soins toujours pareïls, nous n’avons pu obtenir aucune fleur.
2° En 1906, quelques boutons se montrèrent en février,
mais ils séchèrent sans qu'aucun arrivât à un complet développement.
3° Enlin, en mars 1007, 29 boutons se montreèremeer 27 fleurs s'épanouirent (un limaçon à mangé 2 boutons presqu'au moment de l’anthèse). En même temps une plante de cette espèce se couvrait de ileurs chez un hortr culteur de Mons ; mais nous n'avons pas pu obtenir de renseignements sur la date de sa précédente floraison.
Nous appelons l'attention des amateurs et des horti-
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culteurs afin qu'ils fixent, si possible, leurs souvenirs et qu ils veuillent bien nous dire si le Maxillaria luteo-alba fleurit ordinairement chaque année, ou bien s’il y a habituellement un assez long intervalle entre deux floraisons. Dans « Indian Trees », Sir D. Brandis fait remarquer que dans l'Inde plusieurs espèces de Strobilanthes ne fleurissent que tous les 5 ou 6 ans. Il ajoute que dans les forêts d'Europe certaines essences ligneuses paraissent ne fructifier qu'à d'assez longs intervalles. On sait que les bambous se comportent en général de la même facon Il semble intéressant de grouper les observations se rapportant à ces faits, surtout quand il s’agit de familles, de genres ou d'espèces pour lesquels on n’a pas encore signalé la périodicité pluriannuelle de la fructification. Nous espérons donc que nos lecteurs voudront bien signaler les faits se rapportant à des floraisons périodiques mais non annuelles. Nous serions reconnaissants à nos confrères de la presse horticole s'ils voulaient bien reproduite notre question et relater les renseignements qu'ils pourraient obtenir.
COMMENT l'arbre support tue parois la liane qui l’envahit. Vers 1880, à l’'Ermitage, un très gros lierre enlaçait un peuplier du Canada Au niveau du sol, le lierre creusait un sillon profond dans l’empatement de l’arbre. Peu à peu le peuplier développa à droite et à gauche du lierre deux contreiorts puissants qui, en quelques années (dix où douze environ), enveloppèrent la base de la liane, l’étreignirent avec tant de force que celle-ci fut étouffée cmotrut. Lelierre mort iut enlevé ; le sillon laissé par sa disparition se combla peu à peu et aujourd’hui nulle Héee exteneure nest visible sur lertronc du peuplier. BEÉmle Seul exemple. de cette autoprotection qui soit venu à notre connaissance. Nous possédons beaucoup de vieux lierres sur de gros arbres ; tous ces supports, s'ils né meurent pas, brisent les rameaux anastomosés des lHémes qui les enlacent, et écartent le pied des lianes, Mais aucun autre ne cherche à l'envelopper pour l'étreindre et l’étouffer. Nos lecteurs ont-ils connaissance de faits analogues d’autoprotection ?
OBSERVATIONS sur la floraison des jeunes conilères. Cupressus funebris var. fastigiata. Graines récoltées à Vérone (Italie) en 1897, semées en serre au printemps
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suivant, plants (30 environ) conservés en pots et hivernés en serre iroide. En 1901, observation de quelques fleurs mâles ; en 1902, très nombreuses fleurs mâles sur la plupart des sujets, et apparition de quelques cônes femelles ; à partir de 1903 abondante floraison sur la plupart des pieds et récolte de quelques cônes contenant des graines fertiles. Un certain nombre d’arbustes (1/3 environ) n'ont jamais fleuri. Mis en pleine terre en mai 1906, 1/3 environ ont bienrésisté à l'hiver dermer: les autres -sontmens ou endommagés. Ceux qui ont bien résisté se sont pour la plupart couverts de cônes mâles et femelles en mars dernier ; mais ceux-cr ont été détruits parwlesMasieess d'avril Au moment de leur mise en-pleine"terme/ees arbres avaient de 1 m. 50 à 3 m. de hauteur.
Juniperus bermudianum. Graines récoltées à Pallanza (Italie) en 1897, semées et traitées comme les C. funebras; environ 20 plants. En 1901, observation de quelques fleurs mâles ; en 1902 et 1903, assez nombreuses fleurs mâles sur la plupart des sujets. Au cours des années sui- Vantes, le nombre des. fleurs diminue; nous armee jamais observé de fleurs femelles. A partir de 1906, il n’y a plus de floraison. Mis en pleine terre en mai 1906, très peu de sujets ont en partie résisté à Phiver dermentses arbustes avaient de 1 m. 20 à 1 m. 80 de hauteur.
Cryptomeria japonica. Graines récoltées à Locarno (Suisse) en 1897, sermées et traitées comme les hpreess denñtes espèces; environ 10 plañts:ÆEn 1901, lee plants, hauts de o m. 40 à o m. 50, donnent déjà tous des leurs mâles et certains quelques cônes femelles qui ne nouent pas. En 1902, tous ‘Sont: couverts devtleurssdes deux sexes et produisent en abondance des graines fertiles. Mis en pleine terre en i904 et 1905, ils ontprèsque tous cessé de fleurir.
Il ne faudrait donc pas dire d'une façon générale, comme on l’a écrit dans un journal horticole belge que Les coniières ne produisent des graines qu’à un âge avancé.