PANSEMENTS AVEC LE COTON. F
corps étranger à un autre! En un mot, il est peu de cas de blessures récentes, où l'emploi de la charpie soit utile, où elle ne soit même évidemment-nuisible; il n’en est point où elle soit absolument indispensable, et où on ne puisse facilement la remplacer par d’autres moyens.
S'il s’agit surtout d'appliquer des médicaments, sous forme liquide ou d’onguent , un simple linge méritera toujours la préférence sur la charpie et le coton; et une seule petite pièce de mousseline, en faisant, en même temps, l'office de linge fenêtré, suffira, le plus souvent, pour protéger les surfaces dénudées, (bain l’action des DORSPRES TRE ou des liens dont on est obligé de les couvrir.
Cette assertion sera sans réplique, si surtout on a recours à des compresses souples et moelleuses. Or, celles-ci auront bien ces qualités-là , et seront bien autrement abondantes et commodes, que tout ce qu'on à dans ce genre aujourd'hui, si, on ne se fait pas scrupule de les chercher dans les magasins de CALICOTS, comme jy trouve également tous: mes autres moyens déligatoires.
J'ai parlé scrupule, mais j'aurais pu dire cas de conscience, en voyant régner la terreur qu'inspire généralemet le coton, Quoique, sous forme de fissu, et alors même qu'il ne s’agit plus de le faire servir qu’en qualité de compresses , de bandes et de mouchoirs.
Ces compresses ,.ces mouchoirs et ces bandes, en toile de coton, sont cependant plus doux au toucher, et leur action compressive bien.plus supportable, que lorsqu'ils sont faits avec le chanvre ou le lin. Mais tous ces objets de déligation gagneront encore, sous ces rapports, si on les humecte avec de l’EAU tiède ou froide, lorsque ce genre de pansement simple paraîtra d’ailleurs indiqué.