‹ Bañes et MolinaChapitre 4 sur 174 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

Sans suspecter la bonne foi d'un auteur, il y a lieu de craindre que le parti pris ne l'ait entraîné, peut-être à son insu, à présenter l'opinion de l'adversaire sous un jour qui en facilite la réfutation. L'étude du Molinisme dans les auteurs Thomistes est donc insuffisante ; le P. Schneemann apporte, à cet égard, un témoignage remarquable et peu suspect: c'est une lettre familière écrite par un théologien Dominicain qui professait à la fin du dernier siècle (1).

George Albertini rend compte à un de ses amis, Dominicain comme lui, de l'impression produite sur son esprit par la lecture de Molina. Jusque-là, il n'avait connu cet auteur que par ses maîtres Bannésiens. Il avait même combattu ce Molinisme de seconde main dans un dialogue très applaudi par ses confrères. Mais à la lecture du texte authentique : « Me voici, dit-il, de m'étonner et de m'écrier : Miséricorde ! Quelles sornettes on

(1) Schneemann, p. 2'! 8.

Page 1