‹ Banques populairesChapitre 36 sur 68 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

an

Florins 120,760 valant thalers 69,000 d'un mois à un an

Florins 2,223

Résultats de toute l'année 1858

Thalers 13,096 jusqu'à un an

Thalers 300

Résultats de 1859

an

Thalers 41,449 jusqu'à six mois

Thalers 744

Résultats de 1859.

Le bénéfice est élevé parce que la moitié du fonds est sans intérêts.

Les actionnaires eurent, outre l'intérêt, un dividende de 2 p. "/o

Thalers 4,449 jusqu'à 30 semaines

Thalers 111

Résultats depuis le l.*' octobre 1858 jusq'au 1." octobre 1859

Leipsig offre une comparaison éloquente entre les résultats des établissements fondés sur le principe: Aide-toi toi-même, et de ceux fondés sur l'aide d'autres personnes. En 1855 des protecteurs y fondent une Banque avec un capital de 8,540 thalers (fr. 32,025); dans l'automne de 1856 des artisans en fondent une autre sur le principe aide-toi loimême, avec un petit capital de 1,133 thalers (fr. 4,248 75), et maintenant les affaires de cette seconde Banque surpassent celles de la première.

Ces Sociétés, qui font au moins payer les intérêts de leurs avances, tout en restant inférieures à celles fondées sur le principe de Vaide-toi toi-même, sont de beaucoup supérieures aux établissements de crédit, si nombreux en Prusse et dans le reste de l'Allemagne, et dont les prêts sont étrangement au-dessous de leurs moyens.

Berlin, par exemple, compte 100 Cajsses de ce genre, fondées en 1848 et en 1849, dont trois se sont transformées tout récemment selon le*ystème de Schulze. Eh! bien, on voit par le compte-rendu officiel de 85 de ces Caisses, qu'en 1 857, avec un fonds de 85,6 1 8 thalers (fr. 32 1 ,067 50), elles n'ont prêté que 68,761 thalers (fr. 257,853 75), et qu'elles ont été forcées d'employer autrement le capital superflu. Et pourtant elles prêtent sans intérêt, et Berlin est une ville industrielle et pleine d'ouvriers ! Malgré cela, les Banques d'avances de l'Etat n'y ont fait d'avances, les unes que pour le dixième, les autres que pour le vingtième de leur capital.

District où est le sïe'ge

Patrimoine

Prêts

de la Caisse

de la Caisse

accordés

De toutes les Sociétés, les résultats les plus favorables furent les suivants :

A Berlin, les Caisses qui s'organisèrent sur le principe, aide-toi toimême, augmentèrent immédiatement leurs affaires, et celle du 22' district les tripla. Qu'on n'attribue pas ce progrès au nombre de la population ouvrière de la capitale de la Prusse. En affaires d'avances les Banques des petites villes surpassent celles de la capitale. Celle de Lukenwalde, par exemple, ville de 9,000 habitants à peine, dans la première année de son existence, surpasse celle de Berlin de 3 p. %; la Caisse de Golberg, ville de 9,700 habitants en 1859, prête 163,770 thalers du 8 au 10 p. y^. On doit remarquer d'ailleurs que le capital des Caisses ne suffirait pas comme fonds d'exercice d'une Banque pour les industriels de Berlin ayant besoin de crédit. Ces faits démontrent avec éloquence que l'amour-propre des ouvriers repousse un secours qui ne vient pas d'eux-mêmes. Ce sentiment noble fut reconnu et constaté par les présidents des Caisses de Berlin dans l'assemblée du printemps de 1859, par les Congrès des Sociétés d'avances de 1858 et 1859, et engagea à continuer leurs transformations d'après le principe le plus bienfaisant qu'on ait encore trouvé, le principe: aide-toi toi-même.

Déjà les Caisses d'avances gratuites de Berlin se rapprochent en grande partie du type de Delitzsch. Outre celles qui se sont modiflécs d'après ce modèle depuis 1858, 40 se sont liées avec les Caisses réformées pour s'élargir peu à peu dans une sphère plus avantageuse. D'après le compte-rendu de 1858, 46 Caisses, qui unies à toutes les autres en 1857 avaient, avec un capital de 85,018 thalers, prêté 68,761 thalers, ont prêté 101,000 thalers avec un capital réuni de 68,519 thaï, au commencement, et de 74,880 thalers à la fin de la même année.

Nous aimons à espérer que les Sociétés de la première espèce, aussi bien que les Sociétés gratuites, imiteront en quelque manière la Société pour le bien des ouvriers de Francfort, qui, par décision prise en 1860, a remboursé les versements volontaires des protecteurs de cet établissement de crédit (en 1859 il a prêté 44,148 thalers à intérêt sur gages et lettres de change), et a laissé les prêts à ceux qui avaient besoin do crédit, moyennant le paiement complet des intérêts des avances et des frais d'administration. Nous aimons à penser que cet ctabhsscmenl cl les autres qui ont commencé des réformes, feront un pas de plus qui les conduira à l'adoption pleine et entière du système des Banques d'avances de Schulze.

Avant de terminer ce chapitre, je doruic encore une note dos Caisses d'avances de Saxc-iîolha qui se rapprochent dos Caisses de Berlin non réformées, et doimcnl, comme celles-ci, les plus minces résultats.

Vic»nô. Bjiii/ites iiojiulairet. 26

Tableau des Caisses d'avances industrielles dotées par l'État dans le Dnché de Saxe^Gotha.

Département

Dotation de l'État

Fonds dérivés d'autres sources

Somme

des avances

accordées

Pertes

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