I.F.S BOIS I LM SOIRES lig
compatissants qui versent leur oml)re et leurs l)ainnes pour la consolation des j^auM^es.
T,T: vilain HOIVliME EXTENUE :
« Du plus loin que je vous vis, j'ai tendu les bras vers vous, car je suis las, j'ai marché longtemps, et dormir sur votre cœur, bercé par votre chanson, doit être si doux! Non? Vous ne voulez pas?... Pardessus les murs, des kilomètres de murs (jui vous embastillent, les plus hautes branches accompagnent de saints ironi(jues votre injonction :
(( DOMAINE PRIVÉ, LE PUBLIC n'eNTRE PAS ICI. »
Quoi de plus généreux, de plus salubre, en ce moment, que les bois, tous les bois de France!
Quel air on v respire! Quelle haleine balsamique ils ont! La mer est dans les peupliers; les genévriers embaument ; les bouleaux, les charmes et les liètres, chaussés de mousse, sourient, élancés, dans leur robe nuptiale; les chênes, vieux parents, prodiguent l'exemple de la force et de l'ombre; les ormes ver-
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liieii.v tirent leurs rideaux; !^ et la foule des sapins se |)resse, tiède et recueillie — \ii ! les chers bois, vi- \ antsel (li\ eis, lout ensemble taciturnes et l)a\ai(ls.
conlidentiels et sourds, al tiers et tutélaires, solennels et intimes, catbédrale et petite église de campagne Comme il ferait
bon recevoir l'étreinte des lutaies et les baisers lurtils tics clairières!
UK PHOMENEUR
soLrrAiRE :
(( Pourquoi me tentezvous là, au bord même delà route, bois pleins d'odeurs et de murmures? Ne le ^ ois-je pas, le solide treillis qui vous fait une cotte de mailles? Simplifiée, économique, elle n'est pas moins